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Une nouvelle théorie de la plasticité filmique : spécificité du stop motion et épistémologie critique

Authors
  • Lepot, Cyril
Publication Date
Feb 18, 2021
Source
HAL-SHS
Keywords
Language
French
License
Unknown
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Abstract

Intitulée Une nouvelle théorie de la plasticité filmique, Spécificité du stop motion et épistémologie critique, cette thèse concerne le mouvement obtenu image par image, procédé élémentaire du stop motion. Au-delà d’une modalité supplémentaire de produire comme de percevoir le mouvement, c’est une compréhension spécifique de la notion de mouvement qui est en cause. Le stop motion instaure un rapport étroit entre un effort de créativité lié à une capacité cognitive (visualisation mentale) et la création qui en découle (visualisation de simulations sur écran). C’est le concept de plasmaticité, au sens de mouvement plastique, qui rendrait compte de cette liaison dans le stop motion. Le fondu d’image provoque la transfiguration d’un matériau qui se substitue à un autre à travers la simulation de qualités qu’il n’a pas en propre. De ce fait, la façon singulière selon laquelle les objets se transforment à l’écran amène à considérer l’idée de transmutations virtuelles de la matière. Pourtant le médium seul ne permet pas d’expliquer la constitution de tels effets de matière. L’animateur opère, certes à tâtons, image par image, mais à partir du modèle des images mentales dont les contenus sont malléables sans contraintes, indépendamment des propriétés de la matière visualisée. Cela lui permet de libérer, à son tour, la matière profilmique de ses contraintes physiques. Il est ainsi possible de conférer sa propre fiction à la matière. Considérer cet effet visuel au travers de ce processus invite à s’éloigner tantôt des interprétations métaphoriques puisant dans la science physique (flux, énergie, etc.), tantôt des discours d’ordre vitaliste.

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