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Une autre histoire du développement : l'échec perpétuel. Tome 1 : Le Grand développement 1

Authors
  • Mollard, Eric
Publication Date
Jan 01, 2021
Source
Horizon Pleins textes
Language
French
License
Unknown
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Abstract

Depuis les années 1960, l'aide aux pays du Sud (pays en développement) a connu des changements majeurs tant dans les institutions (passage au multilatéralisme p.ex.) que dans les modalités d'intervention (ultralibéralisme et participation sociale p.ex.). Malgré cette capacité d'adaptation, le constat est accablant : les pays du Sud les plus développés, tels les pays émergents, ne doivent rien aux programmes internationaux de développement et les pays les moins développés n'ont amorcé aucun démarrage. Du constat d'inefficacité chronique émergent trois questions. Les deux premières concernent la pérennité de l'inefficacité : d'un point de vue politique, comment un tel dispositif se maintient-il ? Du point de vue conceptuel, sur quel malentendu repose le développement ? L'inefficacité conduit à examiner depuis le niveau international jusqu'aux terrains les pratiques d'interventions et leurs résultats en même temps que les acteurs et leurs discours.L'aide inefficace tient largement à l'entente entre pays du Sud et pays du Nord, tous plus préoccupés par les moyens mis en oeuvre que par des résultats tangibles.La troisième interrogation concerne les récipiendaires qui, eux, souhaitent des résultats : comment refondre le dispositif de développement pour améliorer l'efficacité des programmes ? Si l'échec est la norme, les rares succès méritent l'attention.Or, des succès d'ampleur nationale ont existé avant la dérégulation mondiale des années 1990. C'est le cas des petits producteurs étroitement encadrés par l'Etat au Mexique et de ceux de Thaïlande en régime libéral avec le succès phénoménal du maraîchage d'exportation. Ces deux pays montrent la réactivité des paysanneries dès lors que les prix sont incitatifs et les crédits adaptés. Plus précisément, il s'agit moins d'économie que de politique quand les prix sont soutenus et que le crédit est adapté au risque inhérent aux petits producteurs : c'est ce que j'appelle le "Grand développement" (tomes 1 et 2). Le "Petit développement" est l'innombrable somme des projets locaux (participation sociale, vulgarisation, microcrédits, aides diverses, etc.). L'échec y est chronique par le malentendu paternaliste sur la nature des paysanneries et par l'absence d'intérêt envers le Grand développement. Le Système de développement est l'objet du tome 3

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