Affordable Access

deepdyve-link
Publisher Website

Toxidermie au bortézomib : syndrome de Sweet ? Deux cas

Journal
Annales de Dermatologie et de Vénéréologie
Publisher
Elsevier
Publication Date
Jan 01, 2009
Volume
136
Issue
5
Identifiers
DOI: 10.1016/j.annder.2008.10.039
Keywords
Disciplines
  • Pharmacology
License
Unknown

Abstract

Résumé Introduction Le bortézomib est un inhibiteur du protéasome utilisé dans le traitement du myélome et d’autres hémopathies. Nous rapportons deux cas de toxidermie sous ce traitement, dont l’un marqué par la présence d’ulcérations muqueuses géantes. Observations Cas 1 : un homme de 62 ans était traité par bortézomib pour un lymphome du manteau. Dix jours après le premier cycle de traitement, on notait l’apparition d’ulcérations buccales douloureuses spontanément résolutives. Une semaine après la fin du deuxième cycle survenait un second épisode d’ulcérations muqueuses associées à une éruption cutanée papulonodulaire. La biopsie montrait un infiltrat dermique à polynucléaires neutrophiles dans la peau et à prédominance lymphocytaire sur la muqueuse. L’arrêt du bortézomib, associé à un traitement par colchicine, entraînait une guérison des lésions. Cas 2 : une femme de 46 ans était traitée par bortézomib pour une leucémie à plasmocytes. Deux jours après le premier cycle est apparue une éruption cutanée fébrile, spontanément régressive. L’éruption récidivait 48 heures après la première injection du deuxième cycle, sous forme de lésions douloureuses papulonodulaires du tronc. La biopsie montrait un aspect histologique évoquant un syndrome de Sweet. Les lésions ont disparu spontanément. De la dexaméthasone a été ajoutée lors des perfusions suivantes de bortézomib et il n’y a pas eu de récidive des lésions cutanées. Discussion Les réactions cutanées induites par le bortézomib sont fréquentes et ne nécessitent généralement pas l’arrêt du traitement. Dans certaines observations publiées, le diagnostic de syndrome de Sweet induit par le médicament a été porté, mais aucune ne mentionnait de lésion muqueuse. Chez notre patient, plusieurs hypothèses pourraient expliquer l’origine des ulcérations, mais leur rattachement à la dermatose neutrophilique induite par le bortézomib semble probable.

Report this publication

Statistics

Seen <100 times