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Temps forts [compte-rendu de colloque]

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Publication Date
Source
HAL-INRIA
Keywords
  • Monnaies Sociales Et Complémentaires
  • [Shs.Eco] Humanities And Social Sciences/Economies And Finances
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Abstract

Organisé par Ariádne Scalfoni Rigo, le IIIe Colloque international sur les monnaies sociales et complémentaires a eu lieu à l’université fédérale de Bahia, au Brésil, du 27 au 29 octobre 2015. Il a fait suite à celui de Lyon (en février 2011) et à celui de La Haye (en juin 2013), attestant de l’enracinement progressif de la recherche dans ce domaine émergent. A l’université de Rennes-II, sous l’égide du Centre interdisciplinaire d’analyse des processus humains et sociaux (CIAPHS) et du réseau Pekea, s’est tenu du 26 au 28 octobre 2015 le colloque « Un autre monde se construit : théories et pratiques ». Cette rencontre internationale, organisée au nom du mouvement convivialiste , avait pour ambition de faire l’état des lieux du projet convivialiste en France, dans différents pays européens (Allemagne, Italie) et à l’international (Inde, Brésil, Japon) et de débattre de ce que le convivialisme peut représenter comme perspective en termes de mouvement, de vision d’avenir, de théories politique et économique et de pratiques. A l’invitation de Marc Humbert, le colloque a permis de faire échanger, autour des principes du convivialisme, un grand nombre de personnalités, à la fois « essayistes » et universitaires (Jean Baubérot, Alain Caillé, François Flahault, Suzanne George, Armand Hatchuel, Florence Jany-Catrice, Serge Latouche, Alfredo Pena Vega, Patrick Viveret, etc.) et représentatives de différents réseaux (Bruno Tardieu, ATD-Quart-monde ; Thomas Coutrot, Attac ; Jean-Baptiste de Foucauld, Pacte civique ; Geneviève Ancel, Dialogues en humanité ; Gus Massiah, Forum social mondial ; Josette Combes, Mouvement pour l’économie solidaire ; Christophe Fourel, Association des lecteurs d’Alternatives économiques ; Denis Vicherat, Utopia, etc.). Dix-sept ateliers parallèles se sont intéressés au convivialisme en pratiques, qu’il s’agisse d’économie sociale et solidaire, de sport, d’énergie renouvelable (éolien), d’économie collaborative (covoiturage) et circulaire (recyclage), d’habitat coopératif, de microfinance et monnaies locales, de jardins partagés, de circuits courts (Amap et paniers bio), de solidarité internationale, etc. L’intérêt du convivialisme, comme souligné par Alain Caillé dans sa synthèse finale, est de proposer, face à une société civile fragmentée, quelques principes simples pour se reconnaître et ouvrir à une traduction médiatique et politique du mouvement. Ces principes « convivialistes » – commune existence humaine, socialité fondamentale, reconnaissance et épanouissement des individualités singulières et opposition transformée en interdépendance créatrice, parce que maîtrisée démocratiquement –, pour de nombreux acteurs de l’économie sociale et solidaire largement représentés dans les expérimentations en cours, n’ont rien de novateur. Néanmoins, les échanges ont montré qu’ils étaient suffisamment ouverts pour fédérer un cercle plus large d’acteurs et d’initiatives, mais aussi pour offrir des déclinaisons opérationnelles dans des innovations sociales ou, comme peut l’illustrer la charte convivialiste des associations sportives, dans une éthique de l’action à même de s’opposer aux dérives du capitalisme néolibéral comme d’un Etat centralisé et autoritaire. N’y a-t-il pas là une voie à suivre pour réaffirmer le projet politique porté par l’économie sociale et solidaire ? Et quelle part l’économie sociale et solidaire saura-t-elle prendre à la construction de ce nouveau monde en devenir ? En plus d’un siècle d’existence, la Fédération nationale de la Mutualité française (FNMF), fondée en 1902, s’est constitué un fonds documentaire exceptionnel. On ne saurait donc trop recommander sa fréquentation aux historiens spécialisés dans l’étude des mouvements de l’économie sociale ou de la protection sociale, deux branches historiographiques auxquelles appartient l’histoire de la mutualité. D’un point de vue temporel, la collection s’ancre bien en amont de la naissance de la fédération, dans la mesure où celle-ci a souvent recueilli des documents appartenant à des unions départementales créées avant elle ou à de simples sociétés de secours mutuels.

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