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South Africa: Challenges and successes of the COVID-19 lockdown.

Authors
  • Stiegler, Nancy1
  • Bouchard, Jean-Pierre2, 3
  • 1 Statistic and Population Studies Department, Faculty of Natural Sciences, University of the Western Cape, Robert-Sobukwe road, Bellville, 7535, South Africa. , (South Africa)
  • 2 Institut Psycho-Judiciaire et de Psychopathologie (IPJP)/Institute of Forensic Psychology and Psychopathology, Cadillac hospital centre, 10, avenue Joseph-Caussil, 33410 Cadillac, France. , (France)
  • 3 Unit for Difficult Patients, Cadillac hospital centre, 10, avenue Joseph-Caussil, 33410 Cadillac, France. , (France)
Type
Published Article
Journal
Annales Médico-psychologiques revue psychiatrique
Publisher
Elsevier
Publication Date
Sep 01, 2020
Volume
178
Issue
7
Pages
695–698
Identifiers
DOI: 10.1016/j.amp.2020.05.006
PMID: 32836300
Source
Medline
Keywords
Language
English
License
Unknown

Abstract

Début mars 2020, l’Afrique du Sud (59 millions d’habitants) est touchée par la pandémie de COVID-19 pour vite devenir le pays d’Afrique le plus contaminé par le virus SARS-CoV-2. D’un cas positif le 5 mars, le nombre de cas a augmenté rapidement, forçant le gouvernement sud-africain à réagir rapidement en plaçant le pays en confinement strict pendant six semaines. La stratégie du gouvernement sud-africain a porté ses fruits en limitant la propagation du virus. Si le nombre de cas positifs confirmés à la fin du confinement, le 30 avril, a atteint 5 647, le nombre de morts connus dû au virus s’est limité à 103. Le confinement fut en général bien respecté, même s’il a été entaché de sérieux problèmes de ravitaillement en nourriture dans les bidonvilles, donnant lieu à des émeutes et des échauffourées avec les forces de l’ordre. Les populations ont été obéissantes, même s’il fut difficile de ne pas pouvoir sortir et pratiquer un sport ou des activités de plein air. La peur constante des plus démunis de ne pas avoir assez d’argent pour payer le loyer ou acheter de la nourriture (même si le gouvernement a organisé des distributions de colis de ravitaillement) et de ne pouvoir travailler a trouvé écho chez les plus avantagés qui redoutaient de perdre leur emploi. La plus grande crainte était pour tous de tomber malade ou qu’un membre de la famille soit infecté. Grâce à l’interdiction des boissons alcoolisées, la violence domestique semblait avoir diminué, surtout dans les zones les plus pauvres. Les personnes, qui étaient confinées avec des membres de leur famille, étaient systématiquement plus optimistes que celles qui étaient confinées seules. Les confinées en famille avaient des journées remplies d’activités interpersonnelles (une fois qu’elles avaient fini de travailler/étudier à distance), alors que les personnes seules étaient plus impliquées dans des activités génératrices d’anxiété comme lire, regarder les nouvelles tout au long de la journée et réfléchir à la situation. Malgré le risque d’une crise économique, le gouvernement sud-africain a décidé de continuer sur la voie raisonnable du contrôle de la pandémie en déconfinant de façon très lente la population, avec un plan en cinq phases.

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