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Sécheresse : un mal nécessaire pour les acridiens ?

Authors
  • Gillon, Yves
Publication Date
Jan 01, 1996
Source
Horizon / Pleins textes
Keywords
Language
French
License
Unknown
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Abstract

Hormis les acridiens des forêts tropicales humides, dont la biologie est pratiquement inconnue, ceux qui ont fait l'objet d'études écologiques entretiennent avec la sécheresse des relations à première vue contradictoires : ils prolifèrent en régions arides, mais seulement si les pluies sont assez abondantes, tandis que, en climat tempéré, c'est la sécheresse estivale qui leur est favorable. De plus, les périodes sèches ont des effets opposés sur le court et sur le long terme. L'examen de l'expression du potentiel biotique, puis des facteurs de succès au cours de la vie, montre qu'une forte humidité est globalement préjudiciable mais qu'un apport d'eau est nécessaire à plusieurs étapes vitales : ovogenèse, oviposition, premiers jours du développement embryonnaire, rupture de diapause. Des conditions de milieu déterminent plusieurs réponses démographiques. A fortiori, les variations géographiques, voire météorologiques, conduisent à divers cycles biologiques, y compris à l'intérieur de certaines espèces. La plupart privilégient la coïncidence de chaque étape de la vie avec un contexte saisonnier, d'autres le nombre de générations, d'autres enfin sont opportunistes. Diapauses et quiescences présentent une même adaptabilité : éclosions partiellement différées, diapauses potentielles inexprimées ou renforcées suivant les circonstances. Les conditions géographiques du succès démographique des acridiens expliquent d'apparentes contradictions dans leurs besoins et attestent même de tendances écologiques communes au plus grand nombre. (Résumé d'auteur)

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