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Quand l’État devient banquier. Ruptures et continuités dans le contrôle exercé, à la Libération, par ce nouvel actionnaire

Authors
  • Chambost, Isabelle
  • Touchelay, Béatrice
Publication Date
May 17, 2021
Identifiers
DOI: 10.4000/regulation.19539
OAI: oai:HAL:hal-03359670v1
Source
HAL
Keywords
Language
French
License
Green
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Abstract

Cet article analyse les structures mises en place par l’État, à la Libération, pour gérer ses participations dans les quatre banques de dépôt nationalisées. Pointant les écarts entre les volontés affichées d’une part, notamment la capacité de l’État à gérer de manière productive, et les réalisations concrètes de l’autre, cet article met l’accent sur les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de ce contrôle. Ces tensions, liées à la diversité des intérêts des banquiers et ressenties jusqu’au sommet de l’État, apparaissent dès que l’on croise les échelles d’analyse : celle macro, de la loi et de son application nationale, et celle micro, d’une banque (Société Générale) passée dans le giron de l’État. Afin d’en comprendre les ressorts, nous avons inscrit ces réformes dans une perspective historique, pointant les continuités et les ruptures à l’œuvre dans la genèse de cet État nouvellement actionnaire qui puise ses racines dans les imperfections du système antérieur, d’abord celui de « l’État effacé », du début du xxe siècle jusqu’à l’avènement de la Seconde Guerre mondiale, puis d’une volonté politique affirmée d’installer un « État partenaire », de 1940 à 1945, pendant que l’État s’introduit – non sans mal jusqu’aux années 1960 – aux côtés de la corporation bancaire.

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