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Prise en charge psychiatrique en médecine générale et coopération entre médecins généralistes et psychiatres‎. Étude qualitative réalisée auprès de médecins généralistes du secteur de Saint-Quentin

Authors
  • Hernu, Charles-Henri
Publication Date
Jul 05, 2017
Source
Kaleidoscope Open Archive
Keywords
Language
French
License
Unknown
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Abstract

Contexte : les relations entre médecine générale et psychiatrie sont régulièrement critiquées. Les généralistes peuvent par exemple se sentir isolés, impuissants ou manquant de temps pour prendre en charge ces pathologies souvent complexes. La question du délai pour avoir un rendez-vous ou obtenir des informations sont également souvent avancées. L’objectif principal de cette étude était d’explorer les relations entre médecins généralistes et psychiatres dans le secteur du Saint-Quentinois. L’objectif secondaire était de rechercher d’éventuelles solutions proposées par les médecins généralistes afin d’améliorer et faciliter les relations interdisciplinaires. Méthode : nous avons mené une étude qualitative par analyse thématique à l’aide d’entretiens semi-dirigés. Ces derniers étaient entièrement retranscrits sur Word®. Ils faisaient ensuite l’objet d’un double codage réalisé à l’aide du logiciel QSR Nvivo Starter 11® pour assurer la triangulation des données. Le recrutement des médecins généralistes a été effectué de manière raisonnée en variation maximale. Les entretiens ont été menés jusqu’à saturation des données. Résultats : au total, quatorze entretiens ont été réalisés. Nous faisions dans un premier temps un état des lieux de la pratique de la psychiatrie en médecine générale afin de recueillir les habitudes des praticiens. Le secteur public était le plus plébiscité pour les urgences tandis que le privé présentait l’intérêt d’avoir des délais plus courts. Nous avons ensuite étudié leurs ressentis et difficultés concernant les pathologies, les secteurs psychiatriques et les soins sans consentement. La majorité des médecins s’estimaient à ce titre insuffisamment formés. Les difficultés qu’ils rencontraient le plus souvent étaient les délais d’adressage en psychiatrie et le manque de communication avec les psychiatres du secteur, notamment le manque de courriers. En dernier lieu, diverses pistes d’amélioration ont été proposées comme la mise en place d’une ligne téléphonique d’urgence pour les demandes d’avis ou d’orientation en psychiatrie. Conclusion : beaucoup de médecins généralistes regrettent le manque de coopération avec la psychiatrie, d’autant plus qu’elle est une discipline souvent complexe à appréhender. Il est important de développer et d’améliorer les coopérations entre médecins généralistes et psychiatres. Pour ce faire, certaines propositions d’améliorations seront mises en oeuvre au centre de psychothérapie de Saint-Quentin.

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