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Pourquoi les enfants en résidence alternée ont-ils mieux vécu le premier confinement ?

Authors
  • Cauchi-Duval, Nicolas
  • Hachet, Benoît
  • Thierry, Xavier
Publication Date
Apr 01, 2022
Identifiers
DOI: 10.4000/temporalites.8914
OAI: oai:archined.fr:AYAt2oMWBnm4X3q6CpPR
Source
Archined
Keywords
Language
French
License
Green
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Abstract

Les premiers travaux réalisés sur les effets du confinement du printemps 2020 sur les enfants ont établi que ceux qui étaient en résidence alternée l’avaient mieux vécu que les autres. L’objectif de cet article est de comprendre pourquoi. À partir de l’enquête Sapris (Santé, perception, pratiques, relations et inégalités sociales pendant la crise Covid-19) et plus particulièrement du sous-échantillon des enfants âgés de 8-9 ans des cohortes Elfe et Epipage2, nous comparons les conséquences du confinement sur les enfants selon la structure familiale dans laquelle ils vivaient (famille nucléaire, monoparentale ou en résidence alternée). Continu dans les familles nucléaires, le temps familial est habituellement beaucoup plus fractionné entre les résidences des parents pour les enfants de familles séparées. Le confinement est venu transformer les expériences habituelles du temps familial pour les enfants, aussi bien dans son organisation que dans sa texture. Il a modifié leur cadre de vie ordinaire, en réorganisant leurs occupations au quotidien et en modifiant leurs relations avec leurs parents. En observant particulièrement les différences apparues entre les résidences alternées qui ont continué et celles qui ont été interrompues, nous montrons que si les mouvements réguliers des enfants ont pu constituer une respiration bienvenue pour les différents acteurs concernés, les alternances interrompues ont ouvert des espaces exceptionnels dans lesquels il a été possible de renouer avec des formes passées de continuité familiale.

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