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Nutrition chez un invertébré marin détritivore: Leptosynapta galliennei (Holothurioidea: Echinodermata)

Authors
  • FERAL, Jean-Pierre
Publication Date
May 07, 1985
Source
HAL-INRIA
Keywords
Language
French
License
Unknown
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Abstract

La définition de quelques paramètres étho-écologiques est d'abord donnée afin de caractériser l'alimentation de Leptosynapta galliennei. La structure et l 'ultrastructure du tube digestif de L. galliennei sont complétement décrites. Sa paroi est constituée de trois couches tissulaires, un épithélium digestif monostratifié, une couche conjonctive, un mésothélium pseudostratifié. Ce dernier contient la musculature (épithéliale) et est innervé par un plexus (mésothélien). Les types cellulaires de l'épithélium digestif permettent de définir cinq tronçons digestifs chez L. galliennei. Ces définitions sont généralisées aux autres holothuries. Les cellules digestives paraissent multifonctionnelles. Ceci est considéré comme étant en rapport direct avec l'absence d'annexe digestive; toutes les fonctions de nutrition sont assumées par les constituants de l'épithélium digestif.Les relations entre structures et fonctions de nutrition sont faites à partir de la mise en évidence de potentialités hyrolasiques (également étudiéeschez Leptosynapta inhaerens et Holothuria forskali) et de sites d'absorption. Les holothuries sont caractérisées par une aptitude limitée à digérer les protéines.Le site principal de la digestion extra-cellulaire est l'intestin antérieur (activités protéolytiques faibles, amylolytiques, disaccharidasiques et lipasiques). Il existe une corrélation entre certaines activités enzymatiques (protéases, amylase) et la présence d'un type particulier d'entérocyte (granulaire).Les éléments de faible poids moléculaire (matière organique dissoute) sont absorbés dès le début du tractus, par des cellules semblables à celles de l'épithélium externe du tégument les cellules en T. Ces cellules, auxquelles sont associées des bactéries sous-cuticulaires, sont considérées comme le support morphologique de l'absorption parentérale.Le régime alimentaire n'est que partiellement défini; il peut être considéré comme omnivore. Une comparaison avec les annélides indique que les détritivores ont des capacités digestives différentes, liées non seulement aux hydrolases présentes, mais aussi au temps de transit du sédiment dans le tractus. Le transport des nutriments est assuré surtout par le liquide cœlomique. Le liquide hémal aurait seulement un rôle marginal dans cette fonction. En revanche le système hémal serait un lieu de cytopoièse (coelomocytes).D'éventuels sites de réserves ont été recherchés chez L. galliennei (espèce tempérée) et chez Eunolpadia violacea (espèce subantarctique) au cours de leur cycle sexuel et à l'occasion d'un jeûne. Un site de réserves extragonadiques n'a été mis en évidence chez aucune des deux espèces. Les fluctuations de la composition biochimique de la gonade rendent compte des variations de la valeur énergétique des adultes, au cours du cycle. Un jeûne de courte durée ne provoque la déplétion d'aucun organe chez L. galliennei.

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