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L'utilisation du programme de médicalisation des systèmes d'information (PMSI) en pharmacovigilance (exemple des chocs anaphylactiques d'origine médicamenteuse)

Authors
  • ASFARI, Hadyl
  • GUY, Claire
Publication Date
Jan 01, 2013
Source
OpenGrey Repository
Keywords
Language
French
License
Unknown

Abstract

Les chocs anaphylactiques médicamenteux représentent des réactions allergiques graves pouvant engager le pronostic vital. Cependant, leur détection et leur quantification par le système de notification spontanée en pharmacovigilance manque d'exhaustivité. Evaluer les performances d'une requête sur des codes CIM-10 du PMSI pour l'identification des chocs anaphylactiques (ou anaphylactoïdes) médicamenteux survenus à l'hôpital ou ayant entrainé une hospitalisation ou un bilan en hôpital de jour au CHU de Saint-Etienne. Extraction des séjours patients entre le 1er juillet 2009 et le 30 juin 2012. Cinq codes CIM-10 relatifs au choc anaphylactique, présents en diagnostic principal (DP) et/ou en diagnostic associé (DA) ont été sélectionnés : Choc anaphylactique dû à des effets indésirables d'une substance médicamenteuse (T88.6) , Choc anesthésique (T88.2) , Réaction anaphylactique des votes respiratoires supérieures, siège non précisé (139.3) , Choc anaphylactique dû au sérum (T80.5) et Choc anaphylactique, sans précision (T78.2) . Sur la même période d'étude: comparaison avec les cas notifiés au Centre de Pharmacovigilance de Saint-Etienne après extraction des cas de la Base Nationale de Pharmacovigilance (BNPV). Tous les dossiers médicaux (informatisés et papiers) ont été analysés afin de valider les cas extraits. La précision et la qualité des codes utilisés par les services, les médicaments suspectés, la clinique, la prise en charge, les dosages biologiques et les explorations allergologiques ont été décrits. Sur 89 cas identifiés par le PMSI, 40 cas de réels chocs anaphylactiques (ou anaphylactoïdes) médicamenteux ont été validés et retenus (45%). L'analyse de la BNPV retrouvait 31 cas. Seize cas étaient communs au PMSI et à la BNPV, soit un total de 55 cas. La sous-notification à la pharmacovigilance était évaluée à 60%. Sur la période d'étude, la méthode capture-recapture a estimé à 78 [IC95%: 57,04-97,96] le nombre total de chocs anaphylactiques médicamenteux. L'analyse du codage des cas extraits du PMSI retrouvait une faible précision dans la qualité du codage des cas. Parmi les 3 principaux codes utilisés (T78.2, T88.6 et T88.2), le T78.2 Choc anaphylactique, sans précision était codé dans 57,5% des cas. Sur les 55 cas totaux, les médicaments les plus incriminés étaient les curares (38%) et les antibiotiques (25%). Deux décès sont survenus suite au choc anaphylactique médicamenteux. L'étude confirme l'intérêt de l'utilisation en pratique du PMSI comme outil de veille, en complément de la notification spontanée. Cependant la qualité du codage et sa faible précision nécessitent un retour au dossier médical, ce qui sollicite un temps de travail conséquent. Une formation des médecins et des recommandations concernant le codage sont nécessaires et sont prévues au CHU de Saint-Etienne afin d'améliorer la validité du codage et permettre l'utilisation du PMSI en routine par la pharmacovigilance / LYON1-BU Santé (693882101) / Sudoc / Sudoc / France / FR

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