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Les marchands de couleurs, de l’épicerie à la galerie d’art. Itinéraires urbains d’un commerce « indécis » (Paris, Tours, XIXe siècle)

Authors
  • Sofio, Séverine
Publication Date
Jun 11, 2018
Source
Kaleidoscope Open Archive
Keywords
Language
French
License
Unknown
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Abstract

Si l’on devait faire son arbre généalogique commercial, le marchand de couleurs se situerait sans doute entre l’épicier (corporation dont il est issu au cours XVIIIe siècle) et le marchand d’art (groupe auquel il a, en partie, donné naissance dans la seconde moitié du XIXe siècle). Population aussi hétérogène que méconnue, les marchands de couleurs sont surtout, pendant au moins un siècle et demi, au centre de l’espace de production artistique. Ce commerce est urbain par essence, mais pas uniquement parisien : on vend couleurs et « articles de peinture » dès qu’il y a, en un lieu, assez de peintres pour assurer à ce marchand une clientèle stable. Pourtant, rares sont les marchands de couleurs à n’avoir que des artistes pour clients. De plus, parce qu’ils relèvent traditionnellement à la fois de « l’artisanat pur » (en ce qu’ils fabriquent ce qu’ils vendent) et du « commerce pur » (en ce qu’ils tiennent boutique et proposent – aussi – à la vente des objets fabriqués par d’autres), les marchands de couleurs relèvent pleinement de cette catégorie trouble de la « boutique indécise » qui fut décrite par les juristes du XVIIIe siècle.

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