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Les lignées hybrides issues du croisement entre Gossypium hirsutum et G. barbadense. VII - Ségrégation de gènes gouvernant des caractères qualitatifs

Authors
  • Schwendiman, Jacques
Publication Date
Jan 01, 1976
Source
Agritrop
Keywords
Language
French
License
Unknown
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Abstract

Dans la descendance des hybrides d'espèces de cotonniers, on observe fréquemment des ségrégations anormales et des associations préférentielles. Nous avons recherché s'il en allait encore de même dans de nouvelles formules de croisements obtenues entre, d'une part des lignées hybrides stables (en Fe ou en Fi<) provenant de l'hybridation G. hirsutum X G, barbadense, d'autre part l'un ou l'autre des parents d'origine. Les observations, sur générations F2, et croisements de retour, ont eu lieu en 1969 et en 1974 et ont porté sur cinq caractères connus pour être indépendants: maculature du pétale (gêne R2), couleur du pétale (gène Y1) et du pollen (gène P1), pilosité de la graine et couleur de la fibre. En dehors de quelques exceptions, une remarquable constance dans les résultats a été observée entre croisements réciproques, mais aussi entre les deux années d'observation. Si des situations anormales sont fréquentes dans les générations F2, elles sont généralement plus proches de la normale dans les croisements de retour. Les ségrégations non conformes aux hypothèses mendéliennes sont constatées avec le gène R2, principalement, mais aussi avec Y1, Elles sont pratiquement toutes caractérisées par un excès de phénotypes récessifs, et ce phénomène est ici accentué par rapport aux situations rencontrées dans les premières générations du croisement G. hirsutum X G. barbadense. Des phénotypes récessifs peuvent même apparaitre accidentellement dans des ségrégations où seul le phénotype dominant devrait normalement être présent. Dans les croisements rapportés ici, la graine vêtue des lignées hybrides s'est toujours montrée dominante sur la graine nue de la variété Mono de G. barbadense (cas d'inversion de dominance par rapport à un contexte purement hirsutum). L'existence de deux loci, distants d'environ 28 unités de recombinaison, est postulée pour expliquer les situations rencontrées, mais il est vraisemblable que l'hérédité du caractère est complexe. Une coloration brun acajou de la fibre, apparue spontanément dans la génération F2 du croisement des espèces parentales, est dominante sur la fibre blanche, les ségrégations sont normales. Les associations préférentielles rencontrées sont toujours en faveur des formules reproduisant les génotypes parentaux et, en conséquence, toutes les recombinaisons de caractères sont désavantagées. Si les anomalies de ségrégations se sont accentuées, par contre, les associations préférentielles fréquentes en 1969 (où elles intéressaient essentiellement les gènes R2 et Y1) ont pratiquement toutes disparues en 1974, donc après cinq nouvelles générations d'autofécondations, Toutes les observations rapportées ici font l'objet d'une discussion comparant entre autres nos propres résultats et ceux obtenus par d'autres auteurs.

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