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Le roman décadent de Rachilde ou le culte du monstrueux

Authors
  • Huttenberger, Charlène
Publication Date
Apr 01, 2016
Source
HAL-Descartes
Keywords
Language
French
License
Unknown
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Abstract

A partir de Baudelaire, le Beau est redéfini : il sera désormais synonyme de maladie, d'agonie, de souffrance. Les écrivains de la fin du siècle vont encore plus loin et on assiste à un véritable renversement de valeurs. Le narrateur de Monsieur de Phocas, roman de Jean Lorrain paru en 1901, se demande ainsi : « Serais-je un amoureux d'agonies ? Effroyable et déroutant, cet invincible attrait pour tout ce qui souffre et ce qui se meurt ! » La littérature décadente se fait ainsi le porte-parole d'un nouveau « mal du siècle », beaucoup plus pessimiste et beaucoup plus radical que celui de l'époque romantique. Les écrivains sont hantés par l'idée de vieillesse d'un monde sur le point de s'écrouler et de dégénérescence de la race humaine. Nous nous intéresserons dans cette communication à l'écrivaine Rachilde et à ses deux romans Monsieur de Vénus paru en 1884, et Les Hors Nature paru en 1897 : en effet, dans son œuvre, des personnages que l'on peut qualifier de personnages-rebuts prolifèrent : ce sont tous des marginaux, à la fois dépravés sexuels et idéalistes désespérés, qui revendiquent avec fierté leur différence absolue et leur mise en ban de la société. C'est cette question que nous nous proposons d'étudier : comment le monstrueux, le « hors nature » est-il érigé en véritable idole, en œuvre d'art ?

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