Affordable Access

Le dépistage du cancer du col de l’utérus en médecine générale : stratégie actuelle et motivations. Une enquête auprès des médecins généralistes de l’Eure

Authors
  • Couturier, Aurore
Publication Date
Jan 25, 2018
Source
HAL
Keywords
Language
French
License
Unknown
External links

Abstract

En France, le cancer du col de l’utérus est responsable de 1100 et de 3000 nouveaux cas par an. Un dépistage par frottis cervico utérin trisannuel est recommandé chez les femmes de 25 à 65 ans. La pratique de ce dépistage en médecine générale est influencée par la densité de gynécologues sur territoire. Le but de cette étude est de décrire la stratégie des médecins généralistes de l’Eure et leurs motivations pour maintenir le dépistage du cancer du col utérin face à la pénurie de praticiens. <br>Matériel et Méthode : <br>Étude quantitative observationnelle descriptive sur les pratiques des médecins généralistes libéraux installés dans l’Eure.<br> Résultats :<br> 75 médecins inclus, 89,3% pratiquaient les frottis eux-mêmes, avec une moyenne de 4,8 frottis réalisés par mois. Les frottis étaient réalisés à l’initiative du médecin (57%), lors de consultations dédiées (54%). Les facteurs favorisant cette pratique étaient : la réalisation du suivi gynécologique par le généraliste (82%), la relation de confiance médecin-malade (69%) et la proximité/accessibilité du médecin généraliste (69%). Cette activité pourrait augmenter avec la mise en place du dépistage organisé (60%) et l’augmentation de la demande en rapport avec une diminution du nombre de gynécologues (57%). <br>Conclusion : <br>La majorité des médecins généralistes de l’Eure pratiquent eux-mêmes des frottis cervico utérins permettant un maintien du dépistage du cancer du col de l’utérus, défiant ainsi l’absence d’autres effecteurs (gynécologues, sages-femmes). Cependant l’effondrement démographique pourrait balayer tous ces efforts dans les années à venir.

Report this publication

Statistics

Seen <100 times