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La perception du développement durable à la Réunion : entre discours et réalité, politiques publiques et perceptions d'acteurs

Authors
  • Maillot, Ulrich
Publication Date
Sep 03, 2015
Source
HAL-UPMC
Keywords
Language
French
License
Unknown
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Abstract

Depuis 2002, trois acteurs institutionnels et un acteur économique ont élaboré différentes politiques de développement durable à La Réunion. Avec son agenda 21 et le Plan Réunionnais de Développement Durable, Le Conseil Régional a été le premier à se lancer. Il est suivi en 2004 par le Conseil Général avec le Schéma Départemental d'Aménagement et de Développement Durable, par La Réunion Économique en 2006 avec Réunion Île Verte 2030 et enfin par l'État en 2007 avec GERRI. Cette thèse a pour but de déterminer s'il existe une stratégie de développement durable partagée par l'ensemble des acteurs du territoire réunionnais. Elle ambitionne également d'identifier s'il existe à La Réunion un décalage entre le discours tenu par les différents acteurs autour de la notion de développement durable et les actions entreprises en ce sens. Ces objectifs nous ont conduit à réaliser un bilan des actions engagées à La Réunion afin de rendre raison de l'écart entre discours et réalité, politiques publiques et perceptions d'acteurs dans le champ du développement durable. Pour remplir ces objectifs, le protocole de recherche mis en place se focalisait sur trois acteurs du territoire réunionnais : les acteurs politiques, les acteurs socio-économiques et la population générale. Pour chacun de ces acteurs, l'objectif était d'identifier le type d'actions élaborées dans le cadre du développement durable et de définir les représentations associées. Les acteurs politiques du territoire ont souvent profité de l'ambigüité du concept pour se lancer dans cette démarche, ou à tout le moins dans son volet « communication ». L'expression « développement durable » est réduite par les différents acteurs à la simple protection d'un environnement pouvant rendre des services à la population. Cette adhésion à la « protection de l'environnement » masque donc souvent une vision utilitariste de ce dernier. C'est donc une approche de la durabilité qui pourrait être qualifiée de « faible » et qui semble dominer à La Réunion.

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