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La notion de perplexité à la Renaissance

Authors
  • Geonget, Stéphan
Publication Date
Jan 01, 2006
Source
HAL-UPMC
Keywords
Language
French
License
Unknown
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Abstract

Le Tiers Livre que Rabelais publie en 1546 est sans doute le premier livre qui met au coeur de son écriture et de sa pensée la notion de "perplexité". Une question cocasse ("serai-je cocu ?") fournit la matière de la première réelle mise en scène littéraire de la notion. Elle recueille les fruits d'un double héritage savant, juridique et théologique. Pour les juristes, le terme de "perplexitas" désigne la situation particulièrement délicate où deux lois s'opposent l'une à l'autre, sans espoir de conciliation[...]. Pour les théologiens, le terme désigne prioritairement le conflit de la loi de l'Eglise et de la loi de la conscience. A priori impensable dans un monde où Dieu dit la même chose à son Eglise et à la conscience de chacun, la situation ne survient que par la faute du fidéle [...]Ce double éclairage permet d'envisager le parcours de Panurge d'une manière nouvelle. De la perplexité initiale du héros à sa résolution -problématique- dans le Cinquième Livre se dessine l'esquisse de ce qui pourrait être un cheminement "thélémique". L'aventure de Panurge devient la métaphore de cet autre chemin explicité par différents textes contemporains qui méne de la perplexité à la Jérusalem céleste, autre abbaye de Thélème.

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