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La fuite vers Rome d’André Antoine à la fin de la Grande Guerre, ou la découverte d’un nouveau système de production

Authors
  • Billaut, Manon
Publication Date
Jun 01, 2016
Source
HAL-INRIA
Keywords
Language
French
License
Unknown
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Abstract

Malgré l’élan historiographique initié par la découverte de L’Hirondelle et la mésange1 en 1984, entrainant deux grandes rétrospectives consacrées aux films d’André Antoine, au musée d’Orsay en 1990 puis à Pordenone en 2005, l’œuvre cinématographique d’Antoine est encore mal connue. Le voyage qu’il fit en Italie de juillet 1918 au début de l’année 1919 et le film qu’il y tourna, Israël, le sont encore moins. En 1918, la Société cinématographique des auteurs et gens de lettres (scagl) qui employait Antoine depuis 1915 interrompit provisoirement son activité de production, incertaine de son devenir dans le contexte de guerre et craignant le désengagement de la société Pathé qui éditait ses films. Elle encouragea ainsi André Antoine à répondre favorablement à l’invitation de l’Itala Film, afin de l’occuper pendant l’arrêt de la production française, mais aussi d’envisager une collaboration à long terme avec l’Italie sous forme de co-production. De ce séjour italien, il ne résulta qu’une œuvre. Ce film constitue un objet d’étude particulièrement intéressant du point de vue historique et socio-culturel. Cet intermède italien dans la carrière d’Antoine permet en effet de comparer les systèmes de production de deux grandes puissances cinématographiques mises en difficulté par la Grande Guerre, à l’appui de la correspondance du metteur en scène conservée dans le fonds André Antoine de la Bibliothèque nationale de France (BnF) et des archives de l’Itala Film conservées à l’Archivio del Museo Nazionale del Cinema de Turin.

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