L'origine des gisements d'or du Mayombe central (Congo) : quelques hypothèses

Affordable Access

L'origine des gisements d'or du Mayombe central (Congo) : quelques hypothèses

Authors
  • Dominique Schwartz
  • Raymond Lanfranchi
Publisher
ORSTOM
Keywords

Abstract

L'origine des gisements d'or du Mayombe central (Congo) : quelques hypothèses GEODYNAMIQUE DE LA SURFACE 155 L'origine des gisements d'or du Mayon1be central (Congo) Quelques hypothèses D. SCHWARTZ 1et R. LANFRANCHI 2 RESUME: Les gisements d'or du secteur aurifère de Dimonika sont des gisements secondaires, mis en place dans un contexte chronologique contemporain du Würm européen. Les gisements alluviaux dérivent direc- tement de l'or des stone-lines. Par contre, aucune relation n'a pu être établie entre ce dernier type d'or et d'éventuels gisements primaires. Cet or des stone-lines, ou or de montagne, est sans doute de l'or colloïdal, concentré par voie biologique, bactérienne. 1 - LE MILIEU Le Mayombe est une chaîne de moyenne montagne côtière, de type appalachien, large de 30 à 60 km et allon- gée parallèlement à la côte (fig. 1). Cette chaine barre toute la façade maritime du Congo, et se prolonge au N.a vers le Gabon, au S.E. vers le Cabinda, puis au Zaïre et en Angola. Elle est essentiellement formée de roches schisteuses et gréseuses, avec des inclusions diverses : dolérites*, diorites*, épidotites*, amphibolites*, granites (fig. 2). Chaine d'aspect jeune, le Mayombe est W1 ensemble précambrien qui a subi un rajeunissement assez récent : des réactivements d'une ancienne ligne de fai- blesse auraient joué au Miocène vers 18 millions d'années (Cornen et al., 1977). L'érosion géologique y est importante, et malgré leur altitude peu élevée, inférieure à 1000 mètres, les reliefs sont vigoureux: des pentes de 60 % ne sont pas rares. La présence d'or dans le Mayombe est connue depuis longtemps. Découvert à Kakamoeka en 1906 (Levat, 1907), puis en 1927 à Les Saras et à Dimonika (Manot, 1946), cet or a été exploité de façon semi-industrielle entre 1935 et 1954 (Vennetier, 1968). Depuis, la produc- tion d'or, collecté artisanalement par les orpailleurs, ne représente que quelques kilogrammes par an, écoulés le plus souvent par des voies parallèles. Selon Souchenko et Akimov (1

Report this publication

Statistics

Seen <100 times