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Indications, techniques and relevance of a prenatal diagnosis delayed to the third trimester (prospective study of 477 cases) / Indications, techniques et intérêts d'un diagnostic prénatal différé au troisième trimestre (étude prospective sur 477 cas)

Authors
  • LEMAIRE-COUSTEL, Marie-Anne
  • BEGORRE, Marianne
Publication Date
Jan 01, 2010
Source
OpenGrey Repository
Keywords
Language
French
License
Unknown

Abstract

OBJECTIFS : Evaluer les complications de l'amniocentèse réalisée au troisième trimestre pour caryotype foetal chez les patientes à risque de trisomie 21 mais n'acceptant pas le risque de fausse couche induite par un prélèvement au premier ou au deuxième trimestre. METHODES : une étude prospective a été réalisée de mai 2003 à janvier 2008 portant sur 477 patientes à risque d'anomalies chromosomiques du fait d'un âge maternel supérieur à 38 ans, d'un HT21 positif ou d'antécédents familiaux. Devant des antécédents de pertes fœtales ou d'infertilité, une première grossesse tardive, une anxiété importante vis-à-vis du risque de perte fœtale annoncé pour un diagnostic prénatal au 1er ou au 2eme trimestre, on leur a proposé de différer ce prélèvement au troisième trimestre. En fonction de leur décision, les patientes étaient classées en 4 groupes. RESULTATS : 234 patientes n'acceptèrent pas de différer = groupe 1 ; 59 patientes ayant accepté de différer, revinrent sur leur décision = groupe 2 ; 107 patientes acceptèrent de différer = groupe 3 ; 77 patientes refusèrent tout prélèvement = groupe 4. L'âge moyen des patientes était de 38,2 ans (extrêmes : 21 - 46). Dans le groupe 3, l'âge gestationnel lors du prélèvement était en moyenne de 30,1 SA (extrêmes : 27 - 34). Dans ce groupe, 93 grossesses étaient simples, 14 multples. Le taux de prématurité avant 37 SA, non induite médicalement, était de 11,9 % pour les grossesses monofœtales (contre 3,8 % dans le groupe 1 ; 7,5 % pour le groupe 2 ; 1,8 % pour le groupe 4) (p = NS) et de 28,6 % pour les grossesses multiples (contre 44,4 %, 66,7 % et 25 % pour les groupe 1, 2 et 4 respectivement) (p = NS). Avant 34 SA, ce taux était de 3,4 % pour les grossesses monofœtales (contre 0,5 %, 0 % et 0 % pour les groupes 1, 2 et 4 respectivement (p = NS) et de 7 % pour les grossesses multiples (contre 22 %, %,et 0 % pour les groupes 1, 2 et 4 respectivement) ( (p = NS). Les enfants issus de ces grossesses d'issue prématurée ont un développement normal. Une interruption médicale de grossesse (0,9 % ou 1/107) eut lieu à 33,5 SA après une amniocentèse à 31 SA pour trisomie 21. On ne note aucune mort fœtale in utero ni aucun décès périnatal dans le groupe 3. CONCLUSION : Différer le diagnostic prénatal au 3e trimestre permet de rassurer les patientes quant au statut chromosomique de leur enfant tout en évitant le risque d'une perte fœtale induite par un prélèvement au 1er ou au 2e trimestre. Cependant, le geste semble induire une prématurité principalement modérée (entre 34 et 37 SA), avec peu de conséquences pédiatriques ; néanmoins, les différences retrouvées avec le reste de l'échantillon ne sont pas statistiquement significatives. / BORDEAUX2-BU Santé (330632101) / Sudoc / Sudoc / France / FR

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