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Implantation auditive du tronc cérébral chez l’enfant. À propos de trois cas

Authors
  • Couloigner, V.
  • Gratacap, M.
  • Ambert-Dahan, E.
  • Borel, S.
  • Ettienne, V.
  • Kerouedan, A.
  • Bouccara, D.
  • Zerah, M.
  • Kalamarides, M.
  • Sterkers, O.1, 2, 3, 4
  • 1 Service d’ORL pédiatrique, université Paris Descartes, hôpital Necker-Enfants–Malades, AP–HP
  • 2 Service d’ORL, université Pierre-et-Marie-Curie, hôpital de la Pitié-Salpêtrière, AP–HP
  • 3 Service de neurochirurgie, université Paris Descartes, hôpital Necker-Enfants–Malades, AP–HP
  • 4 Service de neurochirurgie, université Pierre-et-Marie-Curie, hôpital de la Pitié-Salpêtrière, AP–HP
Type
Published Article
Journal
Neurochirurgie
Publisher
Elsevier
Publication Date
Jan 01, 2014
Accepted Date
Jan 25, 2014
Identifiers
DOI: 10.1016/j.neuchi.2014.01.002
Source
Elsevier
Keywords
License
Unknown

Abstract

ButPrésenter 3 implantations auditives du tronc cérébral chez l’enfant et discuter, à partir de ces cas, des données de la littérature sur ce thème. PopulationLes 2 premiers cas sont des neurofibromatoses de type 2 (NF2) avec surdités bilatérales invalidantes liées à la croissance de schwannomes vestibulaires bilatéraux ; dans ces deux cas, l’implant a été posé concomitamment à l’exérèse d’un schwannome vestibulaire. La troisième patiente présentait une surdité profonde congénitale bilatérale en rapport avec une malformation labyrinthique bilatérale et une agénésie des deux nerfs cochléaires. RésultatsLes complications observées ont été une fièvre prolongée ayant nécessité le remplacement de la graisse de colmatage de la voie translabyrinthique dans le cas no 1, et une fuite de liquide cérébrospinal ayant nécessité une reprise chirurgicale et un drainage lombaire dans le cas no 3. Les nombres d’électrodes actives chez nos 3 patients ont été respectivement de 6/22 (implant de la marque Cochlear), de 11/12 (implant Medel) et de 11/12 (implant Medel). La première patiente (NF2) n’utilisait plus son implant 1 an et demi après son implantation du fait d’un lourd parcours médical post-implantatoire et de résultats jugés par elle insuffisants. Le deuxième patient avait accès à la reconnaissance de mots en liste ouverte dès le neuvième mois postopératoire et était très satisfait de son implantation. Six mois après son implantation, la troisième patiente (agénésie des nerfs auditifs), alors âgée de 3ans et demi, réagissait nettement à certains bruits avec son implant mais celui-ci ne lui permettait pas d’accéder à la reconnaissance de mots en liste fermée. ConclusionsL’implant auditif du tronc cérébral fait désormais partie de l’arsenal thérapeutique des surdités profondes de l’enfant. Ses risques sont essentiellement les fuites de LCR et les stimulations non auditives du tronc cérébral. Ses performances sont moindres et plus aléatoires que celles de l’implant cochléaire. Ses indications doivent donc être prudentes et se limiter à des cas où n’existe aucune alternative thérapeutique de réhabilitation auditive et où le patient et sa famille présentent une forte motivation et des attentes réalistes.

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