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Traitement des patients porteurs de souches résistantes

Authors
Journal
Médecine et Maladies Infectieuses
0399-077X
Publisher
Elsevier
Publication Date
Volume
25
Issue
3
Identifiers
DOI: 10.1016/s0399-077x(05)80598-0
Keywords
  • Tuberculose
  • Résistance
  • Infection Vih
  • Antituberculeux
  • Tuberculosis
  • Drug-Resistance
  • Hiv Infection
  • Antituberculosis Agents
Disciplines
  • Biology
  • Medicine

Abstract

Resume La sélection des souches résistantes de Mycobacterium tuberculosis est la conséquence directe des erreurs thérapeutiques du médecin, du patient et/ou de conditions générales limitant les possibilités pour le patient de compléter correctement la totalité du traitement antituberculeux. Lorsque la souche résistante reste sensible à l'isoniazide ou surtout à la rifampicine, les traitements prolongés utilisant les antituberculeux majeurs encore actifs sont efficaces. En revanche, lorsque la souche exprime une résistance combinée à l'isoniazide et à la rifampicine (multirésistance), les chances de succès sont faibles voire nulles en cas de co-infection par le VIH au stade de SIDA; aucun schéma thérapeutique n'a été validé dans ces situations pour le moment mais l'évaluation des nouvelles fluoroquinolones en particulier la sparfloxacine semble prometteuse au vu des résultats des études conduites sur des modèles animaux. Il faut noter que pour le moment en France, cette situation reste exceptionnelle avec moins de cinquante cas annuels décrits. Lorsque le clinicien est obligé de débuter un traitement antituberculeux sans disposer des résultats de l'antibiogramme et qu'il existe une suspicion très forte de multirésistance (situation dominée par le retraitement des patients en situation d'échec après un traitement mal conduit), l'apport des techniques rapides de détection de la résistance est primordial pour guider le choix du traitement initial. Ces techniques ne permettent pas actuellement de tester la totalité des antituberculeux et, s'agissant de choisir des molécules actives à coup sûr pour limiter le risque de sélection de résistances supplémentaires, l'antibiogramme classique (en particulier l'antibiogramme direct lorsqu'il peut être réalisé) reste pour le moment l'outil microbiologique de référence.

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