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Connaissances et participation des médecins généralistes vis-à-vis du dépistage du cancer du col dans la province de Béni Mellal

Authors
Journal
Revue d Épidémiologie et de Santé Publique
0398-7620
Publisher
Elsevier
Identifiers
DOI: 10.1016/j.respe.2014.06.145
Disciplines
  • Biology
  • Medicine

Abstract

Introduction Le Maroc compte environ 2000 nouveaux cas du cancer du col par an et les 2/3 des cas sont diagnostiqués et pris en charge à un stade avancé. En raison de leur place dans le système de soins et de leur rôle d’information et d’orientation des patients, les médecins généralistes peuvent contribuer à la sensibilisation, à l’information et à la motivation des femmes vis-à-vis du dépistage du cancer du col. L’objectif de notre travail était d’évaluer les connaissances du médecin généraliste sur le cancer du col et son dépistage, d’évaluer sa participation dans le dépistage du cancer du col au niveau de la province de Beni Mellal. Méthodes L’enquête d’observation transversale à visée descriptive a été réalisée à l’aide d’un questionnaire pré testé auto-administré. Résultats Parmi les 71 médecins interrogés, 49,3 % ignoraient l’existence d’un plan national de prévention et de contrôle du cancer au Maroc et 54,9 % ont reconnu l’existence d’un registre du cancer au Maroc. Les pratiques envers le dépistage étaient défaillantes, 74,6 % des médecins n’ont jamais bénéficié (si elles sont femmes) ou leur partenaires (s’ils sont hommes) d’un frottis de dépistage du cancer du col. Lors de leur pratique quotidienne 47,9 % des médecins généralistes pratiquaient un examen vaginal des femmes, 67,9 % utilisaient un spéculum. La plupart des médecins demandaient souvent ou toujours à leurs patients si elles avaient fait pratiquer un frottis de dépistage, 63,4 % référaient souvent ou toujours leurs patientes pour dépistage. Concernant la pratique d’une inspection visuelle du col avec l’acide acétique (IVA), 8,5 % des médecins interrogés avait déjà fait une IVA. Le motif majeur de non pratique de l’IVA du col était le manque de formation dans 90,1 % des cas. Tous les médecins interrogés pensaient qu’un médecin généraliste doit apprendre à pratiquer le FCV mais 92,8 % ne l’avaient jamais pratiqué. La principale raison de non pratique du FCV était le manque de formation selon 95,5 % des médecins généralistes. Conclusion Les résultats de notre étude soulignent la nécessité de mettre en place des actions pour améliorer les connaissances des médecins généralistes théoriques et pratiques concernant l’épidémiologie, la prévention et le dépistage du cancer du col.

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