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Exils décalés : les registres de la nostalgie dans les musiques palestiniennes au Liban

Authors
Publication Date
Source
HAL-SHS
Keywords
  • Memoire
  • Militantisme
  • Chanteur
  • Refugie
  • Musique
  • Art
  • Resistance Politique
  • Nostalgie
  • Liban
  • [Shs.Anthro-Se] Humanities And Social Sciences/Social Anthropology And Ethnology
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Abstract

Les cultures palestiniennes sont irriguées par le traumatisme de 1948, année de l’exode de plus de 700 000 personnes dont une partie s’implante alors durablement au Liban. Les mémoires sont travaillées par cet événement de la Nakba, la catastrophe, selon différentes modalités qui recouvrent des con its de leadership politique et des enjeux individuels de récit. L’entretien d’un sentiment de nostalgie prenant place autour d’un petit nombre de référents et de symboles liés à la patrie perdue est à relier directement aux temporalités de l’exil, à la façon dont il est ressenti chez les différentes générations de réfugiés et sur le devoir de mémoire qui lui est lié. La musique produite dans les orchestres liés aux différentes organisations politiques sert directement un projet mémoriel et vise au soutien de l’identité. Mais, au sein de ce formalisme culturel se font jour de multiples détournements qui font justice d’enjeux personnels d’émancipation et de sortie des ordres collectifs. Les registres de la nostalgie institutionnelle se croisent alors avec ceux des nostalgies vécues qui sont développés par les individus à propos de leur parcours, des temps et des âges de leur vie. Dans l’enceinte des musiques nationalistes, des registres variés se mêlent ainsi, produisant des « exils décalés » renvoyant à des temporalités divergentes du collectif et de l’individuel.

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