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Évaluation comparée de la toxicité des moules (Mytilus galloprovincialis) de deux sites du littoral atlantique marocain sur des souris

Authors
  • Khadija Moustaid
  • Boubker Nasser
  • Isabelle Baudrimont
  • Rachid Anane
  • Mostafa El Idrissi
  • Abdelhamid Bouzidi
  • Edmond E. Creppy
Journal
Comptes Rendus Biologies
Publisher
Elsevier
Publication Date
Jan 01, 2005
Volume
328
Issue
3
Identifiers
DOI: 10.1016/j.crvi.2005.01.004
Keywords

Abstract

Résumé Des études préalables ont montré que l'environnement marin contient des polluants provenant des rejets industriels, agricoles et domestiques. Les bivalves marins pourraient les concentrer et servir de vecteurs vers l'homme. L'objectif de cette étude est de doser des métaux lourds, tels que le cadmium (Cd), le chrome (Cr) et le plomb (Pb) dans les moules ( Mytilus galloprovincialis) de deux sites Jorf Lasfar (JL, abritant une industrie de traitement des phosphates) et Oualidia (OL, région connue pour la production maraîchère), situés respectivement à 120 et 190 km au sud de Casablanca, et de tester l'effet toxique de ces moules sur des souris. Les résultats obtenus révèlent la présence de métaux à des teneurs variables selon les périodes de prélèvement : on observe des concentrations élevées en métaux lourds, et plus particulièrement en Cd ( 80 ± 15 à 199 ± 28 μg Cd / g de poids sec de moules), à JL, contre un maximum de 23 ± 5 μg Cd / g à OL. Le gavage des souris avec une poudre de moules issues des deux sites n'a provoqué aucune variation significative des concentrations en métaux lourds (Cd, Pb et Cr) dans le foie ou les reins des animaux, mais il a provoqué une augmentation de l'urée et du glucose dans les urines, ainsi qu'une baisse du poids relatif des reins. La poudre de moules de OL a entraîné une baisse significative (20 %) du poids corporel des souris et une augmentation de la créatinurie. Ces résultats semblent indiquer que les moules récoltées à OL présentent une plus forte toxicité sur les souris que celles récoltées à JL, sans doute à cause d'une pollution plus forte. Au stade actuel de nos études, ces moules devraient être déconseillées aux consommateurs. Pour citer cet article : K. Moustaid et al., C. R. Biologies 328 (2005).

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