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Effets quantitatifs des Fixateurs sur la Conservation des Cillés Planctoniques d'Eau Douce

Authors
  • Ngando, Télesphore Sime
  • Groliere, Claude Alain
Type
Published Article
Journal
Archiv für Protistenkunde
Publisher
Elsevier
Publication Date
Jan 01, 1991
Volume
140
Issue
2
Pages
109–120
Identifiers
DOI: 10.1016/S0003-9365(11)80179-X
Source
Elsevier
Keywords
License
Unknown

Abstract

Dans ce travail, nous testons les effets du temps de stockage des ciliés planctoniques d'eau douce sur leur concentration. Les échantillons ont été prelévés dans un petit lac eutrophe de montagne (lac d' Aydat, France). Les échantillons non concentrés et concentrés par filtration et par centrifugation, ont été conservés dans 5 fixateurs différents: Chlorure de mercure (HgCl 2), Lugol, Formaldéhyde, Glutaraldéhyde et Champy-Da Fano. Le dénombrement des ciliés (sur des triplicats) a été effectué tous les 3 mois, Pendant une période de 9 mois. Les effectifs des Infusoires sont comparés par régression simple X-Y (X =temps de stockage, Y =taux de perte). Globalement, les taux depertemoyens au terme de 3, 6 et 9 mois de stockage sont respectivementde: 7,2, 16,4 et 30,7%. 15% des cellules de départ sont détruites entre le 6ème et le 9ème mois de conservation. Parmi les fixateurs, le HgCl 2 conservemieux les ciliés, La concentrationde départ des ciliés préservés dans ce fixateur, baisse de 9,7% en 9 mois destockage. Le Lugol est le moins efficace des conservateurs, il réduit de 57,9% la quantité des ciliés stockés pendant 9 mois. Cette réduction est 2,6 fois en moyenne, supérieure à celle due aux autres fixateurs, Pendantla même durée. Les trois autres fixateurs présentent des taux de perte situés autour de 10 et 26%, respectivement en 6 et 9 mois de conservation. Par ailleurs, les protozoaires ciliés manipulés (par filtration ou centrifugation) avant fixation; subissent des pertes quantitatives 1,3 fois supérieures à celles des mêmes individus non stréssés. Les oligotriches et les autres ciliés (manipulés ou non) cités dans cette étude, résistent mieux au stockage que les scuticociliés soumis aux mêmes conditions. En conclusion, un stockage supérieure à 6 mois des ciliés planctoniques d'eaux douces, dans un but d'étude quantitative, doit être évité. Dans le cas contraire, un facteur de correction (20% pour nos échantillons) devra être considéré au cours de I'analyse des résultats.

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