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Panorama des rejets dans les pêcheries françaises

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Disciplines
  • Geography

Abstract

Ce document présente un panorama des rejets dans les pêches françaises, établi à partir des données d’échantillonnage à bord des navires de pêche de 2003 à 2009, et des statistiques de pêche de 2003 à 2008. Le taux d’échantillonnage, faible en début de période, ainsi que la qualité des données, empêchent dans la plupart des cas d’obtenir des estimations fiables, aussi seules des gammes de variation des quantités rejetées sont présentées. Cependant les résultats obtenus permettent toutefois d’identifier les espèces faisant l’objet des rejets les plus importants. Ainsi, sur l’ensemble des zones examinées, le chinchard fait l’objet de rejets importants, même quand une partie de la capture est débarquée. En Manche-mer du Nord, trois métiers ont pu être analysés. Le chalutage de fond rejette les plus grandes quantités, principalement des espèces à faible valeur : tacaud, limande, merlan, chinchard et, ponctuellement, de cabillaud. Le chalutage à mollusques rejette, en quantités moindres, chinchard et tacaud. Le trémail rejette, dans une moindre mesure, essentiellement des crustacés, araignées et tourteaux, ainsi que des poissons: plie, limande et tacaud. En mer Celtique, la répartition géographique irrégulière de l’échantillonnage a empêché toute estimation. En Ouest-Ecosse, les observations montrent que les rejets de lieu noir des chalutiers à poissons démersaux sont négligeables comme ceux de lingue bleue ou de sabre pour le chalutage profond. En revanche ce dernier métier rejettent de très nombreux grenadiers, et des masses importantes d’alépocéphales (mulets noirs). Dans le golfe de Gascogne, six métiers ont été examinés. Les deux métiers du fileyage ainsi que les chalutiers à mollusques occasionnent peu de rejets ; le trémail peut faire exception selon les zones et les modalités de pêche. Les trois autres métiers, traînants, rejettent tous de grandes quantités de tacaud ; les rejets les plus importants sont causés par les chalutiers langoustiniers, ils concernent en particulier merlu et langoustine. En Manche ouest, les deux métiers du filet analysés occasionnent peu de rejets à l’exception des filets à crustacés pour lesquels les observations montrent des quantités d’araignée rejetées importantes. En Méditerranée, seul le chalut à petits pélagiques a pu être analysé, il entraîne des rejets de petits pélagiques (sardines et anchois pour la grande majorité). Aucun résultat n’est présenté pour les zones Mer d’Irlande, Ouest Irlande, Iles Féroé et Région Ibérique, où les effectifs de marées observées sont insuffisants pour étudier les rejets.

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