Les stratégies de modernisation de 1983 à 1986 : le marché, l'organisation, le financement

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Les stratégies de modernisation de 1983 à 1986 : le marché, l'organisation, le financement

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[spa] Las estrategias de modernización de 1983 a 1986: El mercado, la organización, el financiamiento - Modernizarse y volver a encontrar el camino de la rentabilidad implica para las empresas industriales opciones coordinadas de mercado, de productos y de tecnologia. La inversion puede constituir la ocasión de lograr con éxito tal transformación de la organización productiva. Los informes del Fondo Industrial de Modernización (FMI) autorizan un estudio profundizado por el periodo 1983-86 de las estrategias de las empresas que habian solicitado a este organismo un financiamiento de sus inversiones. Este estudio puede, efectivamente, aunar el enfoque cuantitativo y la monografia, lo que no permiten las estadisticas habitualmente recoleccionadas en las empresas. . La modernización aparece, en estos informes, como indisociable de la reestructuración industrial y financiera del aparato productivo. Se trata de una mutación estratégica cuyo objetivo — la recuperación de la rentabilidad — implica modificaciones de mercado y frecuente- mente reducciones de personal tanto más intensas cuanto que la rentabilidad inicial es floja. Entre 1 983 y 1 986, la reestructuración era incluso una cuestión previa a la modernización para la mayor parte de los grupos públicos estudiados. Forzados por una rentabilidad financiera muy deteriorada, su esfuerzo de modernización fue, en promedio, más debil que para las otras empresas. . Pero, más alla de un volumen minimo necesario de inversion cuya importancia se mide sobre la base del retraso existente con las empresas competidoras, la modernización se fundamenta principalmente en la calidad y en la organización. Las empresas tratan de lograr un compromiso a veces dificil de alcanzar entre dos estrategias opuestas: la automatización integra o la flexibilidad productiva. La opción precisa de la combinación seleccionada dépende ampliamente de la naturaleza de los productos y de sus mercados. . La automatización integra persigue como objetivos la baja de los costos de producción y de los precios y la obtención de una mejor calidad tecnica. La escogen prioritariamente las empresas que fabrican productos de base de poco valor agregado o productos standard de gran serie. . La flexibilidad productiva se fundamenta en tecnicas de gestion y de producción asistidas por computadora, la XAO, en cierto modo. Frecuentemente, es la opción que hacen las empresas de talla mediana que se orientan hacia la calidad del servicio brindado, la pequena serie y la adaptación a las necesidades de la demanda. . En resumidas cuentas, las perspectivas de la modernización, por lo menos en términos de rentabilidad, seguian siendo desiguales entre 1983 y 1986. De todas las empresas que contaban con ayudas, sólamente grupos privados internacionalizadoso en viasde internacionalización situados en mercados con crecimiento rápido, habian logrado dotarse de una organización y de productos que permiten la obtención de una rentabilidad importante. Las empresas familiares permanecian siendo tributarias de su capacidad, variable, para dominar sus relaciones con las empresas ubicadas más abajo o con la distribución, asi como de sus posibilidades en encontrar los medios financieros para su desarrollo. . El FIM intentó movilizar hacia la modernización los financiamientos públicos existentes. Es asi como autorizó un financiamiento de inversion inmaterial, especialmente para las empresas ligadas a los mercados de los grandes programas tecnológicos públicos. No obstante, su intervención se manifiesta ampliamente complementaria de las posibilidades de acceso al mercado financiero de las que disponian las empresas que contaban con ayudas. Intervención « pesada » para las empresas públicas (asignación de creditos), más « liviana» para las empresas privadas que pueden financiarse en el mercado (bonificaciones, prestamos y ayudas), aportes en recursos importantes para las empresas familiares (participación al capital, prestamos participativos, subvenciones). [fre] Se moderniser et retrouver le chemin de la rentabilité impliquent, pour les entreprises industrielles, des choix coordonnés de produit, de marché et de technologie. L'investissement peut être l'occasion de réussir une telle transformation de l'organisation productive. Les dossiers du Fonds Industriel de Modernisation (FIM) autorisent, pour la période 1983-1986, une étude en profondeur des stratégies des entreprises qui avaient demandé à cet organisme un financement de leurs investissements. Cette étude peut en effet conjuguer l'approche quantitative et la monographie, ce que ne permettent pas les statistiques habituellement collectées sur les entreprises. . La modernisation apparaît, dans ces dossiers, indissociable de la restructuration industrielle et financière de l'appareil productif. C'est une mutation stratégique dont l'objectif — le redressement de la rentabilité — implique des modifications de frontière et, souvent, des réductions d'effectifs d'autant plus intenses que la rentabilité initiale est faible. Entre 1 983 et 1 986, la restructuration était même un préalable à la modernisation pour la majeure partie des groupes publics étudiés. Contraints par une rentabilité financière très dégradée, leur effort de modernisation a été en moyenne plus faible que pour les autres entreprises. . Mais, au-delà d'un volume minimum nécessaire d'investissement dont l'importance se mesure au retard pris sur les entreprises concurrentes, la modernisation repose, fondamentalement, sur la qualité et sur l'organisation. Les entreprises recherchent un compromis, parfois difficile à atteindre, entre deux stratégies polaires : l'automatisation intégrale ou la flexibilité productive. Le choix précis de la combinaison retenue dépend largement de la nature des produits et de leurs marchés. . L'automatisation intégrale a pour objectifs la baisse des coûts de production et des prix et l'obtention d'une meilleure qualité technique. Elle est retenue en priorité par les entreprises qui fabriquent des produits de base peu porteurs de valeur ajoutée ou des produits standards de grande série. . La flexibilité productive est fondée sur les techniques de gestion et de production assistées par ordinateur, la « XAO » en quelque sorte. C'est le choix fait par les entreprises, souvent de taille moyenne, qui s'orientent vers la qualité du service rendu, la petite série, l'adaptation aux besoins de la demande. Toutes choses égales par ailleurs, le taux de marge dégagé est plus élevé dans cette seconde stratégie. . Au total, cependant, les perspectives de la modernisation, en terme de rentabilité tout au moins, demeuraient inégales entre 1983 et 1986. Seuls, parmi les entreprises aidées, des groupes privés internationalisés ou en voie d'internationalisation, situés sur des marchés en croissance rapide, étaient parvenus à se doter d'une organisation et de produits permettant l'obtention d'une forte rentabilité. Les entreprises familiales restaient tributaires de leur capacité, variable, à maîtriser leurs relations avec les entreprises aval ou de distribution, ainsi que de leurs possibilités à trouver les moyens financiers nécessaires à leur développement. . Le FIM a tenté de mobiliser vers la modernisation les financements publics existants. Il a ainsi permis un financement de l'investissement immatériel, spécialement pour les entreprises liées aux marchés des grands programmes technologiques publics. Cependant, son intervention apparaît largement complémentaire des possibilités d'accès au marché financier dont disposaient les entreprises aidées. Intervention « lourde » pour les entreprises publiques (dotations en capital), plus légère pour les entreprises privées pouvant se financer sur le marché (bonifications de prêts et aides), apports en ressources longues pour les entreprises familiales (participations au capital, prêts participatifs, subventions). [eng] Modernization strategies in marketing, organization, finance from 1983 to 1986 - Setting modernized and profitable again imply, for manufacturing enterprises, coordinated choices for product, market and technology. Investing may offer the opportunity to transform the productive organization successfully. The files of the Modernization Industrial Fund (MIF ; Fonds Industriel de Modernisation) allowed a thorough study, for the 1 983-1 986 period, of the strategies of the firms which had asked this organization for the financing of their investments. This study can indeed include both the quantitative approach and the monograph, which statistics gathered on firms generally do not allow. . Modernization was shown, in these files, as inseparable from the industrial and financial restructuring of the production tool. This was a strategic mutation whose aim — return to profitability — implied changes in borderlines and, often, reductions in staff all the greater as the initial profitability was low. Between 1983 and 1 986, restructuring was even a prerequisite for the modernization of a major part of the public groups studied. As they were limited by a too deteriorated profit level, their effort to modernize was on average weaker than for the other firms. . But beyond a minimum amount of investment required, whose size was determined by the firm's lag as compared to the competitors, modernization was mainly based on quality and organization. Firms tried to find a compromise, which was sometimes difficult to reach, between two strategic poles : complete automation or production flexibility. The specific choice of the combination decided upon largely depended on the nature of the products and their markets. . Complete automation aims at lowering production costs and prices and obtaining better technical quality. It was first chosen by enterprises which manufactured staple goods with little added value, or standard mass products. . Production flexibility is based on computer-aided management and production techniques, computer-aided « anything » techniques in a way. At least, that is what businesses chose, especially medium-sized ones, which turned to quality services, small scale production, adaptation to demand. Besides, all things considered, the mark-up rate obtained was higher with the latter strategy. . On the whole, however, the outlook for modernization, in terms of profitability at least, was mixed between 1 983 and 1 986. Among the enterprises assisted, only private internationalized groups or those in the process of becoming international, located on rapid-growth markets, managed to provide themselves with organizations and products allowing high profitability. Family businesses remained dependent on their varying ability to control their relationship with downstream businesses or with distributors, as well as their capacity to find the financial means required for their development. . The MIF tried to make available the existing public financing funds for the modernization effort. It thus enabled the financing of intangible assets, especially for businesses involved in major public technological projects. Thus its action seems be complementary to those opportunities for access to the financial market already available to the assisted firms. «Heavy » action for public corporations (allocation of capital), « lighter » for private enterprises which could find their financing on the market (discounted loans and aid), contributions in long- term resources family businesses (controling interest of capital, long-term loans, subsidies).

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