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S0736-4679(99)00149-3

Journal
Journal of Emergency Medicine
0736-4679
Publisher
Elsevier
Publication Date
Volume
17
Issue
6
Identifiers
DOI: 10.1016/s0736-4679(99)00149-3
Disciplines
  • Biology
  • Chemistry
  • Medicine
  • Pharmacology
  • Physics
  • Psychology

Abstract

Résumé DÉPISTAGE À L’URGENCE DE LA SYPHILIS CHEZ LES PATIENTS ATTEINTS D’UNE MALADIE TRANSMISE SEXUELLEMENT: LE SEXE INFLUENCE-T-IL LA DÉCISION? Garfinkel M, Blumstein H. 1 1 Les Résumés—dans cetle section, sont ceux des articles de l’edition du journal Cette étude avait comme objectif de déterminer si le sexe d’un patient chez qui l’on soupçonne une maladie transmise sexuellement (MTS) influençait la probabilité de le soumettre à une épreuve de dépistage de la syphilis. Nous avons passé en revue les dossiers de patients chez qui on avait diagnostiqué une MTS à l’urgence d’un hôpital universitaire urbain de janvier 1995 à juin 1996. Les critères d’exclusion comprenaient des antécédents documentés de syphilis, des lésions syphilitiques, une seconde visite moins de 30 jours après les soins initiaux à l’urgence et l’hospitalisation. Les dossiers de 208 patients éligibles furent inclus dans l’étude. Sur 45 patients mâles, 22 furent soumis au dépistage pour la syphilis comparativement à 12 femmes sur 163 (48.9% vs. 7.4%, respectivement). Cette étude démontre que les patients màles atteints d’une MTS et recevant un traitement sont plus susceptibles d’étre soumis à une épreuve de dépistage de la syphilis que les femmes. UN SYSTÈME DE SUCCION DE GROS CALIBRE RÉDUIT LE DÉLAI D’ÉVACUATION OROPHARYNGÈE. Vandenberg J, Lutz RH, Vinson DR. L’aspiration de vomissements est associée à un taux important de morbidité et de mortalité. L’équipement standard de succion peut être insuffisant pour évacuer rapidement les vomissements de l’oropharynx. Lors de cet essai prospectif, randomisé, contrôlé de référence, nous avons comparé un système de succion de gros calibre (embout de succion de calibre 5/8″ et tube relié à un bec verseur de 1″) avec deux systèmes de succion standard (embout de succion obtus de petit diamètre et embout ouvert de diamétre moyen de 1/4″ reliés à des tubes de 1/4″). Les délais d’évacuation moyens de 90 mL d’eau, de charbon activé et de soupe aux légumes Progreso MC de la bouche d’un sujet volontaire furent mesurés. Tous les systèmes évacuèrent l’eau en moins de 3 secondes. Cependant, pour ce qui est de la soupe aux légumes, les deux systèmes de succion standard s’obstruèrent. Malgré le nettoyage mécanique additionnel à l’aide des baguqttes de succion standard, le système de gros calibre réussit tout de même à surpasser la performance des deux systèmes standard par 10 secondes pour la soupe et par 40 secondes pour le charbon. La réduction des délais d’évacuation de matériel visqueux et particulaire peut avoir des implications cliniques importantes à l’urgence lors du traitement de l’obstruction des voies aériennes. LES RÈGLES DE LA CHEVILLE D’OTTAWA EN ASIE. Tay S-Y, Thoo F-L, Sitoh Y-Y, Seow E, Wong H-P. Le présent projet visait à déterminer si les règles de la cheville d’Ottawa (RCO) pour demander des radiographies pour des chevilles tordues et des blessures au pied sont applicables à notre population asiatique. Quatre cent quatre-vingt-quatorze patients consécutifs et éligibles s’étant présentés à l’urgence pour des blessures par torsion à la cheville furent examinés par des médecins d’urgence afin de déterminer la présence de critères cliniques dictant des radiographies de la cheville et du pied selon les RCO. Parmi ces patients, 488 subirent des radiographies qui furent interprétées par un radiologiste. On établit la sensibilité et la spécificité des RCO pour prédire la présence d’une fracture à 0.9 et 0.34, respectivement. Après avoir modifié les règles pour étendre la portée du dépistage, la sensibilité atteignit 0.99. En conclusion, les RCO ne sont pas applicables à notre population en raison d’une sensibilité inadéquate, mais lorsqu’on les modifie, elles deviennent acceptables et peuvent permettre de diminuer le nombre de demandes de radiographies de 28%. EXERCICES D’INTERVENTIONS SUR DES PERSONNES RÉCEMMENT DÉCÉDÉES. Denny CJM, Kollek D. Notre étude avait pour but de déterminer la popularité des exercices d’interventions sur des personnes récemment décédées au département d’urgence. Des sondages furent postés à tous les étudiants en médecine, internes, résidents en médecine d’urgence, urgentologues et chefs d’équipes de trauma oeuvrant au sein d’hôpitaux universitaires d’une ville de 600,000 habitants. Parmi 447 sondages distribués, 222 (49%) furent retournés. Les participants furent partagés entre étudiants et enseignants. Parmi les étudiants ( n = 162), 6 (4%) s’étaient exercés à faire une intubation et 4 (3%) avaient tenté une péricardiocentèse sur le corps d’un patient récemment décédé. Parmi les étudiants et les enseignants qui s’étaient exercés à effectuer des interventions sur des patients décédés, aucun n’avait obtenu un consentement. Les exercices d’interventions sur des personnes récemment décédées semble être moins répandus que ce qui avait déjà été signalé. L’intubation est l’intervention la plus fréquemment pratiquée. Aucun des participants n’avaient obtenu un consentement avant d’effectuer une intervention. IDENTIFICATION DES ENFANTS ASTHMATIQUES À RISQUE ÉLEVÉ EN CALCULANT LE NOMBRE DE VISITES À L’URGENCE. Taylor BW. Un sous-groupe de patients asthmatiques mobilisent une quantité disproportionnée des ressources de soins de santé en raison de visites répétées. Une analyse rétrospective de la facturation à l’urgence et des données d’hospitalisation fut effectuée afin d’évaluer la valeur du nombre de visites par des asthmatiques en tant qu’indicateur de l’utilisation future des soins de santé. Il fut constaté que ce calcul du nombre de visites par des asthmatiques avait une relation directe et linéaire tant avec les visites à l’urgence ultérieures qu’avec leur hospitalisation future. Les enfants qui ne s’étaient présentés qu’en deux occasions à l’urgence en 1997 présentaient un risque de retour (26.9%) important au cours de la période à l’étude de 1998 et un risque d’hospitalisation de 6.6%. Les enfants qui avaient visité l’urgence 3 fois ou plus en 1997 pour des crises d’asthme présentaient un risque de visites répétées de plus de 52% et parmi ce groupe, 12% furent hospitalisés au moins une fois au cours de la période à l’étude. Lorsque le nombre de visites répétées pour de l’asthme s’élève à plus de trois par année, l’étiquette de «utilisateur fréquent» va de soi. L’augmentation substantielle du nombre de visites et d’hospitalisations justifie la considération du calcul du nombre de visites par des asthmatiques comme un indicateur facilement disponible et objectif pour identifier les enfants à risque élevé tant à des fins d’étude qu’à des fins cliniques. COMPARAISON DE LA CRICO-THYRÉOTOMIE À L’AIDE D’UN GUIDE SOUPLE AVEC LA TECHNIQUE CHIRURGICALE STANDARD DE CRICO-THYRÉOTOMIE. Chan TC, Vilke GM, Bramwell KJ, Davis DP, Hamilton RS, Rosen P. Nous avons comparé une technique de crico-thyréotomie à l’aide d’un guide souple avec une crico-thyréotomie chirurgicale standard en termes de précision de la mise en place, de complications, de délai d’exécution, de longueur de l’incision et de préférence de l’utilisateur. Nous avons mené un essai croisé, contrôlé et randomisé où les médecins traitants et les résidents de médecine d’urgence effectuèrent des crico-thyréotomies en ayant recours aux deux techniques (à l’aide d’une trousse disponible sur le marché) sur des cadavres humains après une séance de formation de 15 minutes. Le délai d’exécution, la longueur de l’incision et la préférence du médecin furent notés. On vérifia la précision de la mise en place et les complications. La mise en place du tube était précise dans 13 des 15 cas de technique standard (86.7%) et dans 14 des 15 cas de technique à l’aide d’un guide souple (93.3%). On ne constata aucune différence entre les deux techniques quant au délai d’exécution. La longueur moyenne de l’incision était significativement plus courte avec la technique à l’aide d’un guide souple qu’avec la technique standard (0.53 versus 2.53 cm, respectivement). Globalement, 14 des 15 médecins affirmèrent qu’ils préféraient la technique à l’aide d’un guide souple à la technique standard. Nos données suggèrent que la technique à l’aide d’un guide souple est aussi précise et rapide que la technique standard et est préférée par les médecins utilisateurs. De plus, cette technique crée une incision plus petite sur les cadavres humains. RUPTURE PÉRICARDIO-DIAPHRAGMATIQUE: CINQ NOUVEAUX CAS ET REVUE DE LA LITTÉRATURE. Sharma OP. Le présent article ajoute cinq nouveaux cas de rupture péricardio-diaphragmatique (RPD) traumatique à la littérature mondiale. Cinq des 48 cas (10.4%) consécutifs de rupture diaphragmatique traumatique (RDT) vus par un seul chirurgien au cours d’une période de 22 ans étaient des RPD. Parmi ces cas rares, on retrouvait le premier cas associé au déploiement d’un sac gonflable, le premier cas signalé de double rupture impliquant le péricarde et le diaphragme gauche et un cas résultant d’un traumatisme pénétrant. Cette série suggère qu’une partie des RPD sont peut-être signalées comme un pourcentage de RDT. Seulement 65 cas de RPD avaient été signalés auparavant. Une revue de la littérature mondiale sur les cas de RPD est suivie de la discussion des facteurs anatomiques, des mécanismes de blessure, du diagnostic différentiel, des techniques diagnostiques et des considérations de traitement. SYNDROME D’INTERSECTION: OBSERVATION ET REVUE DE LA LITTÉRATURE. Hanlon DP, Luellen JR. Le syndrome d’intersection est une condition qu’on doit distinguer de la ténosynovite sténosante de De Quervain car ces deux entités comportent des différences subtiles quant au traitement et au pronostic. Nous présentons un cas de syndrome d’intersection, décrivant ses caractéristiques cliniques et anatomiques particulières et soulignant les différences diagnostiques et thérapeutiques par rapport à la ténosynovite de De Quervain qui est mieux connue. DEUX CAS DE SYNDROME DE MUNCHHAUSEN SE PRÉSENTANT COMME UNE DÉTRESSE RESPIRATOIRE AIGUË. Hirshberg AJ, Wuerz RC. Nous présentons deux cas de syndrome de Munchhausen qui se présentaient comme une détresse respiratoire aiguë. La présentation était tellement extrême que les deux patients durent être intubés. Tous deux travaillaient comme auxiliaires dans le domaine de la santé. BLESSURE ÉLECTRIQUE, PREMIÈRE PARTIE: PRIORITÉS DE TRAITEMENT, FACTEURS DIAGNOSTIQUES SUBTILS ET BRÛLURES. Fish RM. Les victimes de brûlures électriques représentent un défi important. Il existe une grande variété de mécanismes de blessure possibles, notamment la perturbation électrique du rythme cardiaque et de la respiration, plusieurs types de brûlures, et l’inhalation de gaz émanant de l’incendie. Les traumatismes mécaniques peuvent découler d’une explosion d’un arc électrique, de l’explosion de gaz, de chutes et de contractions musculaires importantes. De plus, la victime peut souffrir de multiples blessures et de morbidités associées, d’un statut mental altéré ainsi que d’un sérieux déséquilibre acido-basique. Ces facteurs peuvent compliquer le diagnostic et le traitement. De plus, la blessure électrique entraı̂ne un certain nombre de séquelles subtiles et d’évolution lente qu’il peut être difficile, sinon impossible à diagnostiquer lors de l’examen initial. SOURCES D’ÉTHANOL NÉGLIGÉES. Khan F, Alagappan K, Cardell K. Cette observation concerne une femme âgée de 55 ans qui s’est présentée à l’urgence pour une intoxication à l’éthanol et des pensées suicidaires. Après avoir amorcé un traitement de routine, on constata que les niveaux sériques d’éthanol de la patiente demeuraient élevés et ce, en raison d’une ingestion à la dérobée de rince-bouche. Elle avait posé ce geste après qu’on l’eut fouillée et qu’on lui eut permis de garder certains produits d’hygiène personnelle. Les patients alcooliques peuvent consommer des produits à base d’éthanol qui ne sont pas propres à l’ingestion. Ces produits comprennent les cosmétiques, les médicaments contre la toux et le rhume et les produits d’hygiène personnelle. Le contenu en éthanol de ces produits excède celui de bien des boissons alcoolisées conventionnelles. Le manque d’argent et la grande disponibilité de ces produits sont des facteurs conduisant à leur consommation. Cette observation rappelle l’importance de considérer l’existence et la popularité des produits à base d’éthanol qui ne sont pas propres à la consommation afin d’éviter la morbidité et même la mortalité potentielles associées à leur utilisation. INGESTION DE BACLOFÉNE ET D’ÉTHANOL: OBSERVATION. VanDierendonk DR, Dire DJ. Le nombre signalé de cas d’ingestion de relaxants musculaires a augmenté aux États-Unis, bien que les décès soient rares. Nous présentons le cas d’une femme âgée de 30 ans qui avait ingéré 300 mg de bacloféne et d’éthanol. Elle fut en mesure de se rendre par elle-même à l’urgence 50 minutes plus tard, mais dans les 30 minutes suivant son arrivée, son échelle de coma Glasgow se situait à 3. Elle reçut des soins d’appoint dont la ventilation mécanique pendant 36 heures. Son statut neurologique retourna à son niveau précédent. Le coma peut survenir rapidement après une intoxication à la baclofène et la dépression respiratoire peut être exacerbée par l’ingestion concomitante d’éthanol. Lors du traitement d’une telle ingestion, on doit accorder la priorité au maintien de la perméabilité des voies aériennes et à l’aide respiratoire. INTOXICATION AIGUË À LA QUÉTIAPINE. Hustey FM. La quétiapine (Seroquel MC) fait partie d’une nouvelle classe d’agents antipsychotiques utilisés pour traiter la schizophrénie. Son effet pharmacologique se produit principalement par la fixation antagoniste aux récepteurs sérotoninergiques (5HT2) et dopaminergiques (D2). Nous présentons un cas d’intoxication aigué à la quétiapine associée à une tachycardie, de l’hypotension, un segment Qtc allongé et une progression rapide vers le coma. La prise en charge comprenait le recours au charbon activé, l’administration i.v. d’une solution salée et l’intubation afin de préserver les voies aériennes. Le statut mental du patient s’améliora rapidement quelques heures après l’ingestion et le Qtc allongé ainsi que la tachycardie disparurent au cours des deuxième et troisième jours d’hospitalisation sans qu’on ait eu recours à aucune autre intervention. Ce cas illustre le risque d’instabilité hémodynamique et de détérioration soudaine du niveau de conscience, justifiant une surveillance étroite et une intubation précoce pour protéger les voies aériennes. Tous les patients souffrant d’une intoxication aiguë à la quétiapine qui doivent être hospitalisés devraient être dirigés vers l’unité de soins intensifs. RÉCLAMATIONS AUPRÉS D’UN SERVICE AMBULANCIER: UNE EXPÉRIENCE DE DIX ANS. Colwell CB, Pons P, Blanchet JH, Mangino C. Les réclamations en responsabilité contre les organismes de soins médicaux d’urgence sont une source importante d’anxiété, de perte de temps et souvent, de pertes monétaires. La littérature existante concernant la responsabilité des services médicaux d’urgence est limitée. La présente étude a analysé toutes les réclamations faites contre un service ambulancier urbain répondant au 9-1-1, qu’il y ait eu poursuite ou non, au cours d’une période de dix ans se terminant en 1993. Quatre-vingt-deux réclamations dont onze se sont soldées par des poursuites furent enregistrées. La grande majorité des réclamations (72%) concernaient des accidents d’automobile impliquant une ambulance et représentaient 53% des dédommagements. Les réclamations pour négligence médicale étaient peu nombreuses mais représentaient la deuxième cause la plus importante de dédommagement (35%). Il peut être utile de passer en revue toutes les réclamations devant les tribunaux pour planifier la gestion du risque. MYXOME GÉANT AU NIVEAU DE L’OREILLETTE GAUCHE QUASI-FATAL. Maruyama T, Chino C, Koyabashi T, Ohta K, Kono T, Nakano H. Un jeune homme âgé de 20 ans subit un collapsus hémodynamique soudain à la suite d’une visite à l’urgence pour des étourdissements et une douleur thoracique. L’échocardiographie révéla un myxome au niveau de l’oreillette gauche. Les mesures de réanimation suivies d’une intervention chirurgicale connurent d’excellents résultats. Bien que la mort soudaine soit l’une des manifestations sérieuses du myxome cardiaque, on a rarement fait état de cas de patients atteints d’une telle tumeur ayant frôlé la mort. LE RECOURS À L’ÉCHOGRAPHIE AFIN DE DÉTERMINER LA CAPTURE DU STIMULATEUR CARDIAQUE EXTERNE. Ettin D, Cook T. La stimulation cardiaque transcutanée est un traitement temporaire pour la bradycardie hémodynamiquement instable. Cependant, les contractions rythmiques des muscles squelettiques qui se produisent au cours de la stimulation externe peuvent compliquer l’évaluation du statut hémodynamique du patient. Nous présentons un cas où on eut recours à l’échographie au chevet du malade pour évaluer l’efficacité de la capture du stimulateur transcutané. PERFORMANCE BIOMÉCANIQUE DES GANTS D’EXAMEN SANS POUDRE. Fisher MD, Reddy VR, Williams FM, Lin KY, Thacker JG, Edlich RF. On effectua des études de performánce biomécanique sur des gants d’examen sans poudre de latex et de nitrile. À l’aide d’épreuves normalisées, on jugea la performance des gants d’examen en mesurant leur épaisseur, la force de perforation, la force d’adhérence du ruban adhésif aux gants, la force nécessaire pour enfiler les gants, leur rigidité et la reprise de la forme immédiate après l’étirement. Bien qu’ils fussent plus minces que les gants de latex, les gants de nitrile offraient une plus grande résistance à la perforation que les gants de latex. L’adhérence du ruban adhésif au gant de nitrile N-Dex MC était la plus faible. La mesure des caractéristiques de manipulation des gants d’examen de nitrile démontra que ceux-ci représentaient une solution de rechange acceptable aux gants de latex. Bien que ces études biomécaniques démontrent la supériorités des gants d’examen de nitrile, l’évaluation clinique des gants demeure nécessaire pour en déterminer la performance dans le milieu de la santé. LA PROTÉINE C-RÉACTIVE. Clyne B, Olshaker JS. La protéine C-réactive (PCR) fut identifiée en 1930 et considérée par la suite comme une «protéine de phase aiguë», un indicateur précoce de maladie infectieuse ou inflammatoire. Depuis sa découverte, on a étudié l’utilité de la PCR comme outil de dépistage des inflammations, comme indicateur de l’évolution d’une maladie et comme support diagnostique. L’amélioration des méthodes de quantification de la PCR en a accru l’application en médecine clinique. Au département d’urgence, la PCR doit être interprétée dans le contexte clinique; aucune valeur isolée ne peut servir à confirmer ou infirmer un diagnostic spécifique. En conclusion, la PCR a une valeur limitée à l’urgence. Elle peut constituer un appoint utile lors d’examens en série face à une présentation ambiguë d’une appendicite dans des centres où la tomodensitométrie n’est pas facilement disponible. Le taux de PCR peut être élevé en présence de complications ou d’échecs de traitements chez les patients atteints de pneumonie, de pancréatite, de salpingite et d’infection urinaire. Chez les patients souffrant de méningite, de septicémie néonatale et de bactériémie occulte, le taux de PCR est aussi généralement élevé. Cependant, cette protéine ne joue aucun rôle dans le diagnostic de ces entités cliniques et un taux normal de PCR ne devrait jamais retarder l’antibiothérapie. L’AMYLASE ET LA LIPASE LORS DE L’ÉVALUATION À L’URGENCE DE LA PANCRÉATITE AIGUË. Vissers RJ, Abu-Laban RB, McHugh DF. On demande fréquemment la mesure des niveaux sériques, d’amylase et de lipase à l’urgence afin de déterminer le diagnostic de pancréatite aiguë. Le rôle de ces enzymes a souvent fait l’objet de confusion et de controverse. Le présent article effectue une revue exhaustive de la littérature quant à l’historique, la biochimie, l’utilisation clinique et en laboratoire de ces deux enzymes lors de l’évaluation de la pancréatite. En guise de conclusion, des lignes directrices spécifiques sont présentées afin d’aider l’urgentologue à utiliser et interpréter adéquatement ces épreuves cliniques de laboratoire. CONFÉRENCE DAVID R. BOYD SUR LES SOINS AUX POLYTRAUMATISÉS ET LES SYSTÈMES MÉDICAUX D’URGENCE: «LES COMPLICATIONS CHIRURGICALES ASSOCIÉES AUX TOXINES». Goldfrank LR. Les toxines jouent un rôle prépondérant dans notre société depuis des milliers d’années. Les interactions entre les chirurgiens tant généralistes que sur-spécialisés et ceux qui traitent les victimes d’empoisonnement ont été nombreuses à travers l’histoire. Les progrès de la science de la toxicologie, la création des centres anti-poison régionaux, la mise en place de la médecine d’urgence et d’une sur-spécialité de toxicologie médicale ont mené à des interactions plus appropriées et créatives entre les toxicologues médicaux, les médecins d’urgence et les chirurgiens. Le présent article passe en revue les divers contacts entre le toxicologue médical et le chirurgien.

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