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Asymmetries between Balance of Payments Surpluses and Deficits

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Abstract

Cet article examine les concepts de l'excédent ou du déficit que les pays appliquent pour analyser l'état de leur balance des paiements. On peut classer ces concepts dans deux catégories générales dites excédent ou déficit "de base" et excédent ou déficit "global". Il appert que certains pays, par exemple l'Allemagne et le Japon, appliquent un concept de l'excédent ou du déficit surtout en fonction de l'état "global" de leur balance des paiements, alors que d'autres, tel le Royaume Uni, préfèrent un concept qui se rapproche davantage de la balance "de base". Toutefois la plupart des pays emploient une combinaison des deux concepts. Non seulement il existe des différences quant aux définitions employées par les pays, mais de plus ces définitions même appliquées uniformément, sont asymétriques (et doivent l'être) dans une certaine mesure. Par exemple, tous les pays incluent dans leur calcul de l'excédent ou du déficit le changement dans leurs réserves en or officielles, et ceteris paribus, les excédents totaux dépasseront les déficits totaux du montant de l'accroissement des avoirs mondiaux en or monétaire. (Dans cet article, pour des raisons de simplicité, les expressions "excédent" et "déficit" s'appliquent--sauf indication du contraire--aux mesures statistiques que les pays emploient pour analyser l'état de leur propre balance des paiements.) Au cours de plusieurs périodes récentes, d'autres asymétries l'ont emporté sur ce facteur et ont eu tendance à provoquer un excès de déficits. Certaines d'entre elles semblent résulter peut-être de différences accidentelles dans les procédures nationales et seraient probablement supprimées si les concepts de base étaient réexaminés. Toutefois, il existe au moins un aspect de ces asymétries qui mérite d'être examiné de plus près. Pratiquement tous les pays excluent les changements dans les avoirs privés en devises de leur calcul de l'excédent ou du déficit, alors que la plupart d'entre eux y compris notamment les centres de réserves incluent dans ce même calcul les changements dans les engagements correspondants. C'est pourquoi un accroissement des avoirs privés en devises tel que celui qui est intervenu ces récentes années, tend à amplifier les déficits par rapport aux excédents. Comme il est probable que les objectifs de la balance des paiements fixés par tous les pays impliquent un dépassement des déficits par les excédents, un excès effectif de déficits comporterait de fortes contradictions entre ces objectifs qui pourraient perturber les paiements internationaux. Les possibilités théoriques de telles contradictions sont analysées dans un appendice. Cependant, la conclusion de cet article est que malgré le dépassement des excédents par les déficits au cours de chacune des années 1959-61, les perturbations du type auquel on eût pu s'attendre pour des raisons théoriques ne se sont pas réalisées. Mais il n'est pas inconcevable que la différence de perspective entre les pays excédentaires et les pays déficitaires a peut-être entravé la solution du problème des paiements internationaux ces récentes années, et qu'elle peut par la suite engendrer certaines perturbations dans les paiements internationaux si celles-ci ne sont pas prévenues au moyen de la coopération internationale. /// En este estudio se examinan los conceptos de superávit y déficit que los países emplean al analizar la posición de su balanza de pagos. Estos conceptos pueden clasificarse en dos categorías generales, las cuales serán aquí denominadas superávit o déficit "básico" y "global". La experiencia indica que en algunos países, tales como Alemania y el Japón, el concepto de superávit o de déficit se refiere a la situación "global" de la balanza de pagos, mientras que en otros países, como el Reino Unido, se aplica el concepto que se asemeja más al de la posición "básica". Sin embargo, la mayoría de los países emplean una combinación de ambos conceptos. No solamente existen discrepancias en las definiciones de los conceptos entre los varios países sino que aun cuando estas definiciones se aplican con uniformidad son (y deben ser) asimétricas hasta cierto punto. Por ejemplo, todos los países incluyen en el cómputo del superávit o del déficit los cambios ocurridos en sus reservas oficiales de oro y, por consiguiente, ceteris paribus, el total de los superávit será superior al total de los déficit por un valor igual al incremento en las tenencias mundiales de oro monetario. (Por razones de simplicidad de exposición las expresiones "superavit" y "déficit" se refieren--a menos que se especifique lo contrario--a la forma estadística de medir que los países emplean al evaluar su propia posición general de la balanza de pagos.) Durante algunos períodos recientes, este factor ha sido excedido en importancia por otras asimetrías que han tenido la tendencia a crear un exceso de los déficit. Algunas de estas asimetrías parecen provenir de las diferencias accidentales en los métodos empleados por los países y podrían quizá llegar a eliminarse si se reexaminaran los conceptos básicos. Existe, sin embargo, por lo menos un aspecto de estas asimetrías que requiere un estudio más a fondo. Casi todos los países, al calcular el superávit o el déficit de sus balanzas de pagos, excluyen los cambios registrados en las tenencias de divisas extranjeras del sector privado (que en algunos de ellos comprenden tanto las tenencias de los bancos comerciales como otras de carácter privado), mientras que la mayoría--inclusive los centros de reservas monetarias--toman en cuenta los cambios verificados en los pasivos correspondientes. En consecuencia, los aumentos registrados en las tenencias de divisas extranjeras del sector privado, tal como ha sucedido en los últimos años, tienden a originar un déficit mayor que el superávit. Puesto que es probable que los objetivos que todos los países tomados en conjunto persiguen puedan dar un exceso de los superávit sobre los déficit, la circunstancia de que se produzca un exceso real del déficit implicaría que existen discordancias considerables entre esos objetivos, que pudieran traer consigo ciertos desórdenes en los pagos internacionales. En el Apéndice se discuten las posibilidades teóricas de dichas discordancias. Sin embargo, la conclusión a que llega en este estudio es que aunque durante cada uno de los años de 1959, 1960 y 1961 los déficit fueron mayores que los superávit, no se produjeron los desórdenes que teóricamente era de esperarse que ocurrieran. Pero no sería inconcebible que las diferencias de perspectiva entre aquellos países que muestran un superávit y aquellos que muestran un déficit hubieran impedido la solución de los problemas de pagos internacionales en los últimos años, y que puedan más tarde dar origen a ciertos desórdenes en la estructura de pagos internacionales si no se previenen mediante la cooperación internacional.

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