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État des lieux de la recherche sur les capacités thérapeutiques des « substances hallucinogènes » au 21`supbe`/supb siècle

Authors
  • Sueur, Christian
Publication Date
Jan 01, 2018
Identifiers
DOI: 10.3917/psyt.233.0125
OAI: oai:cairn.info:PSYT_233_0125
Source
Cairn
Keywords
Language
French
License
Unknown
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Abstract

L’utilisation thérapeutique des substances psychédéliques a été concomitante de la découverte du LSD et de la Mescaline après la Seconde Guerre mondiale. Ces utilisations thérapeutiques concernaient, à l’origine, essentiellement « l’accompagnement » des psychothérapies (thérapies psycholytiques), le traitement des addictions (alcool, puis opiacés) et, du fait de leurs capacités anxiolytiques et antidépressives, la prise en charge des troubles psychologiques post-traumatiques, les dépressions résistantes, les pathologies obsessionnelles et psychosomatiques (douleurs, migraines...) et l’accompagnement des fins de vie. Avec l’interdiction de l’utilisation médicale de ces substances durant les années 1960 (à la suite de leur classement dans les conventions internationales d’interdiction des stupéfiants), c’est également la recherche sur les activités neurophysiologiques et thérapeutiques qui furent`np pagenum="126"/b stoppées. Quelques rares expérimentations ont été poursuivies durant les années 1980 (MDMA, ibogaïne), mais ce n’est que depuis 1994 (autorisation aux États-Unis de la reprise des traitements avec la MDMA en fin de vie, puis dans les PTSD) que les recherches ont repris dans la plupart des pays occidentaux, sauf en France. Dans le même temps, depuis la fin des années 1990, on assiste, dans le cadre de l’intérêt ethnographique pour le chamanisme, au retour d’une réflexion sur l’usage ancien des plantes psychédéliques. Aujourd’hui, de nombreuses Fondations scientifiques (MAPS, The Beckley Foundation, Heffter Research Institute...) et des Universités se consacrent à l’étude des effets thérapeutiques des substances psychédéliques, et des études cliniques et neurobiologiques reprennent progressivement. Les indications concernent la prise en charge des addictions, les traitements des troubles psychotraumatiques, en lien avec des psychothérapies, et tous les domaines relatifs à l’anxiété et à la dépression, ainsi que les états autistiques et les « schizophrénies résistantes » aux traitements classiques.

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