Affordable Access

Dib et Djaout : le métier à tisser en deux temps

Authors
  • Ndiaye, Christiane
Publication Date
Nov 07, 2013
Source
Nouvelle Revue Synergies Canada
Language
French
License
Unknown
External links

Abstract

A plus de trente ans d’intervalle, Le Métier à tisser de Mohammed Dib et Les Vigiles de Tahar Djaout se construisent tous deux autour de la figure du métier à tisser, instrument de travail d’un peuple qui n’en finit pas d’être dépossédé. Si, chez Dib, l’espoir subsiste que le peuple se mettra en marche pour faire en sorte que «ça changera» (164), chez Djaout la désillusion prend des accents dramatiques. La «rénovation» du métier à tisser, du pays, ne servira finalement que les intérêts des Vigiles qui s’évertuent à «défendre le pays contre son propre peuple» (1991 : 111). La grande famille unie de la nouvelle cité dictera à chacun son comportement, sa vie et sa mort, si celle-ci peut lui servir. De la lecture croisée de ces deux romans se dégage ainsi une mise en garde contre l’imaginaire du «malgré tout» dont se sert le pouvoir pour manipuler le peuple.Though published more than thirty years apart, the novels Le Métier à tisser by Mohammed Dib and Les Vigiles by Tahar Djaout are both constructed around the figure of the loom, the instrument of labour of a people apparently faced with endless dispossession. If, in Dib’s novel, hope persists that the people will take a stand so that “things change” (164), in Djaout’s novel disillusionment takes on dramatic accents. "Renovating" the loom or the country, in fact only serves the interests of the Vigils who do their utmost to “defend the country against its own people” (1991 : 111). The great united family of the new state dictates everyone’s behaviour, their life and their death, if the latter can serve its purposes. From the joint reading of these two novels emerges a warning against the fantasy of “in spite of it all” used by the authorities to manipulate its people.

Report this publication

Statistics

Seen <100 times