Affordable Access

Publisher Website

Les grands problèmes du développement de Londres, New York, Tokyo et Moscou

Authors
Journal
Annales de Géographie
0003-4010
Publisher
CAIRN
Publication Date
Volume
82
Issue
454
Identifiers
DOI: 10.3406/geo.1973.18917
Disciplines
  • Communication
  • Economics
  • Political Science

Abstract

Les difficultés rencontrées par ceux qui ont la charge de veiller au développement des grandes agglomérations n'épargnent pas les responsables de la région parisienne. Au cours d'un récent colloque, les expériences étrangères concernant 4 agglomérations mondiales ont été comparées aux problèmes de la région parisienne. S'il est difficile de rassembler des données exactement semblables, en raison de la croissance rapide en nombre d'habitants et en expansion spatiale des grandes métropoles mondiales, les situations sont cependant largement comparables. La convergence des voies de communication vers un noyau central et le développement indéfini des prolongements extérieurs se traduisent sur le plan technique, économique et social. La plupart des pays du globe ont donc adopté actuellement une politique de limitation volontaire de la croissance de ces géants : si les étapes de la planification et les prescriptions de l'urbanisme se sont faites suivant des rythmes et des modalités diverses, et si elles vont d'une politique de liberté guidée à New York à un dirigisme assez marqué à Moscou, elles comportent toutes une volonté d'éliminer certaines fonctions des centres urbains. La décentralisation industrielle en est le fait le plus marquant, mais si elle répond incontestablement à des règlements administratifs, elle est aussi, dans bien des cas, le résultat de l'impossibilité matérielle à laquelle se heurte de plus en plus un certain type de grandes entreprises qui étouffent dans le tissu urbain dense. Cette décentralisation est également modulée suivant les agglomérations : alors que New York s'inquiète de disparitions trop rapides et s'efforce d'y trouver des parades, les autres grandes métropoles envisagées font une politique sélective, incitant les industries de pointe et décourageant les usines polluantes, bruyantes... Il faut donc, en dépit des difficultés administratives, financières et sociales, réorganiser la structure des agglomérations : les migrations quotidiennes doivent être limitées ; il est nécessaire de créer à l'intérieur des grandes agglomérations des centres secondaires, et diverses solutions ont été proposées suivant les métropoles ; enfin toute une politique de transports, résolument novatrice, doit être mise en place. Pour obtenir de bons résultats, l'improvisation quotidienne est la pire des méthodes ; une conception urbanistique à long terme, soigneusement réfléchie, même si elle doit être progressivement infléchie ou transformée, est rigoureusement indispensable. Mais il faut aussi résister au piège de la comptabilité économique étroite, et voir, à côté des coûts et des revenus calculables, le rôle incontestable des grandes capitales internationales dans l'évolution du monde moderne.

There are no comments yet on this publication. Be the first to share your thoughts.