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Ocularcentric Labour: “you don’t do this for money”

Authors
Journal
Relations industrielles
0034-379X
Publisher
Consortium Erudit
Publication Date
Volume
67
Issue
3
Identifiers
DOI: 10.7202/1012541ar
Keywords
  • Ocularcentric Labour
  • Labour Process
  • Fitness Worker
  • Service Work
  • Travail Ocularocentriste
  • Processus De Travail
  • Travailleur En Conditionnement Physique
  • Emploi De Service
  • Trabajo Ocular-Céntrico
  • Proceso De Trabajo
  • Trabajador De La Buena Forma Física
  • Trabajo De Servicio
Disciplines
  • Design
  • Economics

Abstract

Cet article constitue une réponse à l’appel de Lansbury (2009) dans cette revue en faveur d’une conceptualisation renouvelée du travail et de l’emploi. Il appuie la position de Lansbury à l’effet que la relation d’emploi ne peut être comprise sans tenir compte de son contexte social plus large. Construisant selon la tradition du travail émotionnel et du travail esthétique, l’étude introduit théoriquement et empiriquement le concept de travail « ocularocentriste » (en anglais ocularcentric labour, c’est-à-dire dans l’exercice duquel le travailleur ou la travailleuse recherche l’appréciation admirative du client comme source première de rétribution). Ce texte cherche à établir la généralisabilité du travail centré sur le regard, sa différence conceptuelle d’avec le travail esthétique et émotionnel et ses implications pour les relations industrielles et la représentation de l’intérêt collectif.À partir d’une étude sur la relation d’emploi menée dans l’industrie commerciale du conditionnement physique (fitness) et de la santé au Queensland (Australie), nous identifions ce nouveau type de travail comme un travail dans lequel l’intérêt premier du travailleur ou de la travailleuse est la recherche d’une rétribution de nature psychosociale obtenue par l’exposition de l’image de leur corps. Cette recherche façonne la relation d’emploi (à la fois l’organisation du travail et les conditions d’emploi). Nous postulons que pour plusieurs travailleurs en conditionnement physique, le but est d’avoir accès à la position économique dans le centre de conditionnement qui mettra en valeur leur célébrité. Pour y parvenir ils sont prêts à négocier des conditions traditionnelles d’emploi et des gains monétaires directs en échange de rétributions psychosociales de nature intrinsèques obtenue par l’exposition de leur capital physique aux regards admiratifs de leurs clients. Comme disait un travailleur : « Vous ne faites pas cela pour l’argent ». De façon significative, le travail ocularocentriste devient à la fois milieu de production et de consommation.Cette étude s’appuie sur des données quantitatives et qualitatives de l’industrie australienne du conditionnement physique et de la santé obtenues en deux moments : 1993 et 2008. Sa conclusion réunit les points et les observations clés conceptuels et empiriques et en examine les implications pour la conceptualisation des relations industrielles dans l’économie contemporaine.

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