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N-12 Tableau de bord et revue morbi-mortalité (RMM) : exemple de l’Intolérance aux antibiothérapies anti-staphylococciques

Authors
Journal
Médecine et Maladies Infectieuses
0399-077X
Publisher
Elsevier
Publication Date
Volume
39
Identifiers
DOI: 10.1016/s0399-077x(09)74469-5
Disciplines
  • Biology
  • Computer Science
  • Medicine

Abstract

Introduction et objectifs Les RMM sont obligatoires, devant conduire à l’amélioration de nos pratiques. Néanmoins, leur organisation est difficile en l’absence d’outil adapté. Un tableau de bord informatique d’hospitalisation aide à la tenue de ces RMM. Nous rapportons ici un exemple concernant les effets indésirables (EI) liés aux antibiothérapies anti-staphylococciques. Matériels et méthodes Nous entretenons depuis Juillet 2005 un tableau de bord comprenant 24 paramètres extraits de la conclusion d’hospitalisation. Le diagnostic, les agents pathogènes, l’antibiothérapie et les EI sont ainsi répertoriés. Afin d’appréhender les EI au cours des antibiothérapies anti-staphylococciques, nous avons sélectionné les patients par les données microbiologiques et thérapeutiques. Résultats Au 30-11-2008, 4 784 hospitalisations étaient enregistrées, dont 588 comprenaient les items « infections staphylococciques » et « antibiothérapies antistaphylococciques » (12 %). La restriction aux infections monomicrobiennes et aux molécules à spectre restreint anti-staphylococciques permettait l’analyse de 207 prescriptions. Il s’agissait essentiellement d’infections ostéo-articulaires (47 %), cutanées (19 %), et de bactériémies (17 %). La durée d’hospitalisation, reflétant l’exposition aux antibiotiques, était de 13 ± 9 jours. Quatre molécules étaient prescrites dans plus de 75 % des cas : l’oxacilline 65 fois (31 %), la rifampicine 50 fois (24 %), la vancomycine 35 fois (17 %), la fucidine 32 fois (15 %). Un EI était note 33 fois (16 % des prescriptions), dont 32 fois en lien avec ces 4 molécules : l’oxacilline occasionnait 6 EI/65 prescriptions (9 %), la rifampicine 10/50 (20 %), la vancomycine 10/35 (29 %) et la fucidine 6/32 (19 %). La lincomycine était prescrite 20 fois, sans observation d’EI. Conclusion Les EI liés aux anti-staphylococciques sont dus, par fréquence décroissante, à la vancomycine, la rifampicine, la fucidine, puis l’oxacilline. Ces informations devraient être prises en compte dans nos choix d’antibiothérapies.

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