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Connaissances des femmes enceintes à propos de l’utilisation des anti-inflammatoires non-stéroïdiens au cours de la grossesse. Étude observationnelle transversale menée auprès de 150 femmes enceintes du Finistère, du 31/08/2020 au 30/11/2020

Authors
  • Gallouédec, Laura
Publication Date
Nov 19, 2021
Source
HAL-Descartes
Keywords
Language
French
License
Unknown
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Abstract

Objectif : l’objectif principal était d’évaluer le niveau de connaissance du risque associé à la prise d’AINS à partir du 6ème mois de grossesse chez les femmes enceintes dans le département du Finistère. Les objectifs secondaires étaient de mesurer la prévalence de l’automédication dans cette population en identifiant leurs principales sources d’information et d’évaluer leur capacité à identifier les différents AINS. Matériel et méthode : nous avons réalisé une étude observationnelle transversale multicentrique du 31/08/2020 au 30/11/2020. Un auto-questionnaire a été élaboré et distribué aux femmes enceintes à partir du 6ème mois de grossesse dans les différents établissements participant à notre étude (CHRU de Brest, CH de Quimper, CH de Morlaix et deux cabinets libéraux à Brest). 150 questionnaires ont été récupérés et analysés. Résultats : nos résultats ont mis en évidence que, alors que les femmes enceintes finistériennes étaient nombreuses à s’automédiquer (47%) et qu’elles étaient conscientes que certains médicaments en vente libre en pharmacie peuvent être dangereux pour la grossesse (93%), elles n’étaient pas suffisamment informées de la contre-indication des AINS à partir du début du 6ème mois de grossesse. En effet, près d’une femme sur quatre (24%) les considéraient sans danger pour la fin de la grossesse. La perception du risque n’était pas évidente pour 14 à 41% des femmes selon le nom commercial des différents AINS. L’aspirine 500mg était l’AINS perçu comme le moins dangereux. C’était également celui qui était pour elles le plus difficile à identifier : 32% ne l’ont pas reconnu comme un AINS. L’ibuprofène, deuxième molécule la plus consommée par les français, était considéré sans danger au 3ème trimestre par 23% des femmes et près d’une femme sur 5 ne connaissait pas sa classe pharmacologique. Conclusion : notre étude montre un défaut d’information et de connaissances des femmes enceintes autour des risques liés à la consommation d’AINS en fin de grossesse. Or l’automédication représente une part importante de la population et les AINS sont facilement accessibles au grand public. Un travail de prévention est nécessaire afin de limiter les complications liées à ces médicaments.

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