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Compter les pauvres, du Moyen-Âge à nos jours. Les vulnérabilités, au risque du dénombrement

Authors
  • Villela, Jean-Marie
Publication Date
May 19, 2021
Source
HAL-SHS
Keywords
Language
French
License
Unknown
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Abstract

Avant d’être une affaire de statistiques dépersonnalisées, la pauvreté est d’abord une question de dénombrement humain et renvoie aux sciences de la démographie, quantitative, qualitative et historique. Ce dénombrement a priori pour des motifs charitables n’est pas sans arrières pensées: à l’époque moderne, les clercs et les laïcs avaient compris, au-delà de la volonté de rationalisation des secours aux pauvres, l’importance qu’il convenait d’apporter à un tel dénombrement. Plus tôt, dans l’antiquité, les populations ont également fait l’objet de recensement. D’où la question, presque intemporelle, de savoir non seulement pourquoi réaliser un tel comptage, mais également qui compter, et comment compter. C’est l’objet de cet article, qui distingue quatre grands moments dans cette enquête sur le dénombrement des pauvres : l’époque moderne, de la fin du Moyen-âge jusqu’à la Révolution, où l’impossible comptabilité entre bons et mauvais pauvres, mendiants et autres vagabonds, la volonté de clarification et de rationalisation des secours à partir de la fin du XVIIIe siècle, la constitution d’une classe de travailleurs pauvres et l’enjeu de solidarité sous la Troisième République, enfin, à partir du XXe siècle jusqu’à nos jours, la construction des indicateurs de pauvreté, et l’approche mondialisée et statistique des questions de pauvreté au détriment peut-être d’une perception plus intime .

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