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Composites mortier-polymère en couche mince : impact du séchage et de la colonisation microbienne

Authors
  • Travailleur, Lucy
Publication Date
Oct 30, 2019
Source
Hal-Diderot
Keywords
Language
French
License
Unknown
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Abstract

Les matériaux composites mortier-polymère sont largement utilisés dans l’industrie pour des applications de protection et/ou de réparation de surfaces en béton. En effet, l’ajout de polymère dans les formulations de mortier permet de modifier les propriétés de ces matériaux, en particulier en favorisant leur adhésion tout en réduisant leur perméabilité. Cependant, les études menées sur ces matériaux ne prennent pas en compte les conditions d’application rencontrées sur chantier. En effet, elles sont généralement réalisées sur des pièces massives, alors qu’en réalité ces matériaux sont appliqués en couche mince. En outre, sur chantier, les exigences qui concernent la cure des matériaux ne sont pas toujours appliquées, et des transferts d’eau par évaporation peuvent avoir lieu. Enfin, les études de durabilité ne tiennent pas compte des interactions possibles entre les matériaux et les micro-organismes, ce qui conduit à des dégradations qui restent bien souvent très modérées mais préjudiciables sur le plan esthétique. L’objectif de cette thèse est donc d’étudier le comportement de composites mortier-polymère appliqués en couches minces, lorsqu’ils sont dans un environnement proche de ceux rencontrés sur chantier. Pour cela, des études ont tout d’abord été réalisées afin de mieux comprendre les propriétés des composites mortier-polymère au jeune âge. Un effet retardateur de prise a été mis en évidence en ajoutant des polymères dans la formulation de pâtes de ciment. Il a été attribué partiellement à l’adsorption des particules de polymère à la surface des grains de ciment, mais surtout à la complexation des ions calcium de la solution interstitielle par les polymères qui sont alors hydrolysés. Ensuite, les composites mortier-polymère ont été exposés à un flux d’air pendant leur durcissement, afin de reproduire leur séchage à l’air libre quand les conditions de cure ne sont pas respectées. Les essais ont montré que la présence de polymère ne permet pas de limiter les pertes d’eau par évaporation. De plus, il a été mis en évidence l’influence de l’épaisseur des mortiers. En effet, pour une épaisseur de moins de 20 mm, il n’y a plus assez d’eau après 24 heures de séchage pour pouvoir assurer l’hydratation du ciment. Dans une seconde partie, des études ont été menées sur les mortiers modifiés durcis afin d’évaluer leur résistance à la biocolonisation dans le cadre de leur utilisation pour la protection d’une façade de bâtiment d’une part, et d’une canalisation d’un réseau d’assainissement d’autre part. Dans le premier cas, les résultats montrent un effet du mode de cure, qui demande à être approfondis à travers une nouvelle campagne d’essais. De plus, la colonisation des mortiers a été fortement limitée par leur pH de surface qui était trop élevé même après trois mois. Ces essais permettent donc de préconiser l’application d’un prétraitement abiotique au préalable afin d’abaisser suffisamment le pH de surface des matériaux pour permettre le développement des micro-organismes. Dans le second cas, les résultats ont montré que les composites mortier-polymère ont un comportement similaire à des mortiers non modifiés formulés à base de CEM I. En effet, au bout de quatre mois d’essai, tous les mortiers présentent des profondeurs de détérioration de 0,5 à 1 mm. Ainsi donc, la présence de polymère ne permet pas de limiter la biodétérioration

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