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Chateau-Thierry (Aisne), le Lauconnois. Rapport de fouilles

Authors
  • Le Quellec, Vincent
  • Jouannetaud, Marjolaine
  • Bauvais, Sylvain
  • Normand, Stéphanie
  • Derreumaux, Marie
Publication Date
Jan 01, 2015
Source
HAL-Descartes
Keywords
Language
French
License
Unknown
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Abstract

La fouille de Château-Thierry, "le Lauconnois" se trouve en bordure de plateau, dominant la vallée de la Marne, au nord-ouest du centre de Château-Thierry. Six phases d'occupation ont été mises en évidence du Néolithique à la période médiévale ou moderne.Les vestiges néolithiques sont peu significatifs, pour l'essentiel du mobilier remanié, au contraire des vestiges protohistoriques.A La Tène ancienne, une occupation domestique du plateau est avérée par deux foyers aménagés. Deux fossés datés de La Tène ancienne par la céramique semblent former les prémices d'un aménagement complexe. Des indices d'entretien des fossés à La Tène moyenne prouvent la pérennité de l'ensemble. Le mobilier recueilli est toutefois indigent et ne permet pas d'orienter vers une attribution fonctionnelle particulière. Le mobilier est plus abondant durant la probable dernière phase d'usage de l'enclos, à La Tène D1. Deux dépôts de céramiques de cette époque ont pu être mis en évidence vers l'entrée dans des fosses creusées dans une zone de piétinement intense d'où provient un potin sénon. L'enclos (ou les enclos emboîtés) possède une dimension mémorielle indéniable mais la réalité de sa ou ses fonctions est sujette à caution. Au sud-est de l'emprise, deux enclos successifs de La Tène moyenne et de La Tène finale D1 ont livré de grandes quantités de scories de forge. L'analyse des déchets de sidérurgie a permis de documenter les activités pratiquées, les modalités d'approvisionnement pour les deux phases d'occupation et la filiation du travail sidérurgique dans le temps.Dans la partie centrale de la fouille, entre les secteurs d'enclos, plusieurs bâtiments ont été mis au jour. Deux d'entre eux seraient des greniers ou des poulaillers perchés à en juger par leur plan à quatre ou cinq poteaux. En face, au-delà d'une zone interprétée comme une cour, une vaste construction sur poteaux, divisée en deux modules de 25 m', est l'édifice majeur d'une probable occupation rurale de La Tène finale.La chronologie et les relations spatiales de ces différents secteurs laténiens permettent d'avancer l'hypothèse d'un fonctionnement concomitant et conjoint à La Tène D1, révélateur d'une occupation complexe regroupant espaces mémoriel voire cultuel, domestique et artisanal.Les vestiges antiques sont peu nombreux et dans l'ensemble assez pauvres en mobilier. Toutefois, la présence d'un long fossé linéaire, d'une interruption et d'une jonction probable avec les fossés bordiers d'un petit chemin renvoie l'image d'un découpage du paysage, vraisemblablement agraire. Dans le nord de l'emprise, deux fosses contiennentdes rejets domestiques tandis qu'au sud un fond de fosse pourrait contenir les restes d'un rejet de bûcher funéraire.Enfin, un chemin, ses fossés bordiers et un système de drainage en pierre sont datés de la fin du Moyen Âge ou de la période moderne.L'orientation similaire de plusieurs éléments structurant du paysage comme les fossés depuis La Tène moyenne jusqu'au XIXe siècle pose la question du maintien de certaines limites dans le temps.

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