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P28 Augmentation plus marquée de la pression pulsée avec l’âge chez les femmes que chez les hommes présentant un diabète de type 1

Authors
Journal
Diabetes & Metabolism
1262-3636
Publisher
Elsevier
Publication Date
Volume
35
Identifiers
DOI: 10.1016/s1262-3636(09)71826-9
Disciplines
  • Medicine

Abstract

Introduction La pression pulsée (PP) est un marqueur indirect de la rigidité artérielle et un facteur de risque cardio-vasculaire indépendant. Ce travail compare l’évolution de PP en fonction de l’âge dans une population diabétique de type 1 analysée selon le sexe. Patients et méthodes Deux cent vingt-deux patients diabétiques de type 1 (20-60 ans, HbA1c moyenne = 8,8 % F / 8,6 % H) ont été répartis en 2 × 4 groupes selon le sexe (F/H) et la catégorie d’âge : G1 : 20-30 ans (27F/19H) ; G2 : 31-40 ans (30F/28H) ; G3 : 41-50 ans (30F/37H) ; et G4 : 51-60 ans (20F/31H). Les pressions artérielles systolique (PAS), diastolique (PAD) et pulsée (P P = PAS-PAD) ont été mesurées en continu avec un Finapres ® durant un test postural (1 min debout – 1 min accroupi – 1 min debout). La même étude a été réalisée chez 246 témoins non diabétiques. Résultats PP augmente significativement avec l’âge chez les F diabétiques (41, 48, 59, 58 mmHg de G1 à G4 ; r = 0,5088 ; p = 0,0001), mais non chez les H diabétiques (55, 57, 57, 61 mmHg de G1 à G4 ; r = 0,1376 ; p = 0.1442). Semblable augmentation n’est observée ni chez les F (46, 45, 48, 49 mmHg de G1 à G4 ; r = 0,0867 ; p = 0,35) ni chez les H (54, 51, 58, 56 mmHg de G1 à G4 ; r = 0,0889 ; p = 0,32), en l’absence de diabète. PP est plus élevée en position accroupie qu’en position debout, chez les F diabétiques (56 vs 47 mmHg ; p < 0,001) comme chez les H diabétiques (62 vs 54 mmHg ; p < 0,001). L’incrément de PP de la position debout à la position accroupie est plus élevé chez les diabétiques que chez les témoins des deux sexes, surtout après 40 ans (G3-G4 : delta = 10 vs 6 mm Hg ; p < 0,0001 diabétiques vs témoins). Discussion L’augmentation de PP, plus rapide avec l’âge chez les patients diabétiques de type 1 que chez les témoins, traduit une rigidité artérielle précocement accrue en présence d’un diabète imparfaitement équilibré. Cet effet est davantage observé chez F que chez H, ce qui pourrait contribuer à la surmortalité cardio-vasculaire en relation avec le diabète chez les femmes. Conclusion PP augmente de façon plus marquée entre 20 et 60 ans chez les patients diabétiques de type 1 que chez les témoins, phénomène surtout observé dans la population féminine et aggravé en position accroupie.

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