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Dynamique saisonnière du genreAlexandrium(dinoflagellé potentiellement toxique) dans la lagune de Bizerte (Nord de la Tunisie) et contrôle par les facteurs abiotiques environnants

Authors
Journal
Comptes Rendus Biologies
1631-0691
Publisher
Elsevier
Volume
335
Issue
6
Identifiers
DOI: 10.1016/j.crvi.2012.04.007
Keywords
  • Alexandriumspp.
  • Efflorescences
  • Toxiques
  • Tunisie
  • Méditerranée
  • Toxicity
  • Tunisia
  • Mediterranean
Disciplines
  • Biology

Abstract

Résumé Quelques dinoflagellés du genre Alexandrium sont des producteurs potentiels des toxines paralysantes. La prolifération de ces microalgues, surtout dans des sites à vocation aquacole, peut affecter la production conchylicole et aussi peut être fatale pour la santé humaine. La dynamique spatiotemporelle de l’abondance cellulaire d’Alexandrium spp. en relation avec les facteurs abiotiques a été étudiée de novembre 2007 à février 2009 dans une lagune sud méditerranéenne, la lagune de Bizerte. Les six stations prospectées sont caractérisées par des conditions hydrologiques et trophiques différentes : une station Tinja (TJ) où déversent les eaux douces du lac Ichkeul, deux stations (Chaara [Ch] et Canal [Ca]) sont impactées par les effluents urbains et industriels et trois autres stations (Menzel Abdelrahmen [MA], Menzel Jemil [MJ] et Douaouda [Do]) sont localisées à proximité des parcs de conchyliculture. Au cours des échantillonnages, les espèces d’Alexandrium ont montré des densités cellulaires variables entre les stations et les mois. Les efflorescences de ces microalgues nuisibles ont été sporadiques mais lors de leurs apparitions, elles ont atteint des concentrations très élevées (0,67–7×105 cellules L−1). L’abondance maximale, représentant 61 % du phytoplancton potentiellement toxique, a été signalée à la saison automnale (novembre 2007) au niveau de la station MA située près d’un parc conchylicole. Ce pic de densité coïncide avec une salinité de 37,5, une température de 16°C, une concentration moyenne de 55,45μM NH4+ et une limitation en phosphore et en silicium. L’abondance cellulaire d’Alexandrium spp. a été positivement corrélée avec le rapport N:P et les concentrations en NH4+. Ceci suggère que les eaux eutrophes de la lagune de Bizerte sont favorables à la prolifération des espèces d’Alexandrium qui sembleraient développer une préférence pour les nutriments azotés provenant des activités anthropiques, l’ammonium. Les efflorescences de ces dinoflagellés à potentiel paralysant peuvent donc constituer une menace pour la lagune de Bizerte et un obstacle pour le développement de l’aquaculture dans ce site, au Sud-Méditerranée. Par conséquent, il faut être vigilent et effectuer un suivi régulier de ces espèces.

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