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Caractérisation d'insectes et compréhension des mécanismes de résistance aux insecticides à l'aide de techniques de biologie moléculaire

Authors
  • Menozzi, Philippe
Publication Date
Jan 01, 2000
Source
Agritrop
Keywords
Language
French
License
Unknown
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Abstract

Les outils moléculaires ont progressivement envahi de nombreux domaines de l'entomologie. Ces outils constituent un complément aux techniques classiques de caractérisation. Ils permettent aussi d'explorer des questions restées auparavant sans réponse dans certains domaines dont la résistance aux insecticides. Les travaux de caractérisation moléculaire ont concerné plusieurs insectes avec des objectifs différents. Plusieurs biotypes de l'aleurode Bemisia tabaci ont été mis en évidence par RAPD-PCR. Cette technique a par ailleurs montré qu'une souche mutante de la coccinelle Harmonia axyridis ne présentait pas un polymorphisme différent de celui de la souche sauvage. Chez deux sous-espèces du collembole Monobella grassei, il a été observé un polymorphisme important qui n'a pas permis de préciser la position taxonomique des individus d'une zone de contact entre les sous-espèces. Par RAPD-PCR et CAPS d'un gène mitochondrial amplifié par PCR, l'hypothèse d'un croisement entre deux espèces de coccinelles, Coccinella septempunctata et H. axyridis, a été infirmée. Les travaux sur la résistance aux insecticides ont concerné un des mécanismes majeurs de résistance chez les insectes: la modification de l'acétylcholinestérase (AChE), enzyme impliquée dans la transmission de l'influx nerveux et cible de certains insecticides. Chez le puceron du cotonnier Aphis gossypii et le moustique Culex pipiens, les stratégies de clonage du gène codant pour cette enzyme ont mis en évidence un gène codant pour une AChE non impliquée dans la résistance. Ce résultat remet en question l'existence d'un gène unique codant pour cette enzyme chez ces insectes. L'hypothèse de l'implication dans la résistance d'une enzyme à fonction cholinergique mais n'appartenant pas à la famille des cholinestérases a été émise. Il a été montré par ailleurs que la surproduction d'acétylcholinestérase participait à la résistance de la drosophile aux insecticides. Les niveaux de résistance atteints par l'augmentation de la quantité d'enzyme demeurent faibles. De nombreuses mutations, créées par mutagénèse dirigée, ont engendré une résistance aux insecticides de l'AChE de drosophile produite in vitro. La technique du PASA a montré que très peu d'entre elles sont retrouvées dans les populations naturelles. Dans des populations de drosophile n'ayant pas été soumises à une pression insecticide pendant plus de deux ans, l'analyse des allèles présents dans les individus ainsi que les cinétiques sur les enzymes mutées ont suggéré que le maintien de la résistance pouvait s'expliquer par un effet d'hétérosis et par recombinaison de certaines mutations. (Résumé d'auteur)

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