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Examen clinique de l’épaule douloureuse chronique

Authors
Journal
Revue de Chirurgie Orthopédique et Réparatrice de l Appareil Moteur
0035-1040
Publisher
Elsevier
Publication Date
Volume
93
Issue
7
Identifiers
DOI: 10.1016/s0035-1040(07)79367-4
Keywords
  • Épaule
  • Sémiologie
  • Coiffe Des Rotateurs
  • Conflit

Abstract

L’épaule est une articulation complexe et son examen, dans le cadre d’une douleur chronique est riche et assez compliqué. Cet examen doit être fiable, reproductible, suffisamment complet pour ne pas laisser passer une lésion mais, suffisamment synthétique pour être réalisable dans des conditions de temps et d’efficacité correctes. Il doit aboutir au diagnostic de la lésion et de la structure anatomique à l’origine de la douleur. Pour ce faire, il faut intégrer les éléments fournis par l’interrogatoire prenant notamment en compte l’âge du patient, sa profession, le sport éventuellement pratiqué et ses antécédents. Lors de l’examen physique, l’inspection recherche surtout les atrophies musculaires et les déformations articulaires ou autres. La palpation s’applique à dépister les points douloureux, au premier chef desquels l’articulation acromioclaviculaire, la gouttière du long biceps et l’insertion du supra épineux. Les mobilités passives sont essentielles car elles reflètent directement l’état de l’articulation et de la capsule. Les mobilités actives doivent être analysées finement car la cinématique de l’élévation active varie avec la pathologie. Le testing musculaire, en particulier celui de la coiffe des rotateurs, permet d’apprécier l’existence et l’importance d’une éventuelle rupture en privilégiant la manœuvre de Jobe pour le supra épineux, la force en rotation externe coude au corps pour l’infra épineux, la manœuvre du lift off ou du belly press test pour le sub-scapulaire et le drop sign pour le terres minor. Enfin, quelques manœuvres sont nécessaires pour mettre en évidence les conflits extra ou intra articulaires mais, si leur sensibilité est satisfaisante, leur spécificité est souvent faible. Les articulations sternoclaviculaire et surtout acromioclaviculaire doivent être systématiquement analysées, notamment par l’adduction horizontale du bras. Au terme de cet examen, une démarche structurée, tenant compte en premier lieu des mobilités puis du testing et enfin des différentes manœuvres doit permettre d’aboutir au diagnostic lésionnel ou à une prescription d’examens complémentaires appropriés.

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