Affordable Access

Publisher Website

Déminéralisation des eaux saumâtres de Brédéah dans la région du bassin hydrographique Oranie—Chott—Chergui Partie I: Hydrogéologie de la nappe de Brédéah

Authors
Journal
Desalination
0011-9164
Publisher
Elsevier
Publication Date
Volume
137
Identifiers
DOI: 10.1016/s0011-9164(01)00232-6
Keywords
  • Hydrogeology
  • Brackish Water
  • Demineralization
  • Reverse Osmosis

Abstract

Résumé L'alimentation en eau potable de la ville d'Oran s'est faite antérieurement à 1880 par le captage de la source de Ras El Aïne débitant 50 l/s environ d'eau douce. L'accroissement des besoins a nécessité après cette date l'adduction des eaux de Brédéah jusque là de bonne qualité avec un débit voisin de 80 l/s. Les sources de Brédéah se sont ainsi transformées en station de pompage avec des débits allant progressivement jusqu'à 350 l/s. Ces pompages rabattant la nappe jusqu'à plus de 7 m ont provoqué une invasion d'eaux salées. Le résidu sec des eaux pompées augmente sans cesse avec l'intensité et la fréquence de ces pompages; il est passé de 0,76 g/l en 1888 à 7 g/l en 1999 [1–3]. La qualité de ces eaux de plus en plus salées est le résultat, sans aucun doute, d'un mélange eau douce - eau salée du à la présence de deux aquifères superposés sans limites étanches les isolant. L'intensité de plus en plus élevée des pompages le long du couloir Bou-Tlélis-Oran laisse supposer que ces nappes, “superposées’ à ce niveau, souffrent d'un régime du surexploitation. En effet, mis à part les quantités utilisées pour l'irrigation jusqu'à là non maîtrisées, le débit extrait pour l'alimentation eau potable d'Oran, Misserghin et Bou-Tlelis est évalué actuellement à 700 l/s. Les Adductions, prévues dans le cadre du programme d'urgence relatif au renforcement de cette alimentation en raison de la sécheresse, vont porter ce débit au-delà du mètre cube par seconde. Les entreprises chargées de la distribution des eaux potables pour la ville d'Oran dont les besoins sont de 320,000 m 3/j; mais dont la disponible en 1999 est de 105,000 m 3/j, ce déficit de 2 3 des besoins pousse les gestionnaires à mélanger les eaux de brédéah avec celles qui arrivent du barrage de Beni-Bahdel (W. Tlemcen) et celles qui sont pompées aux forages F1 et F4. Pour résoudre ce problème il faudrait, une distribution rationnel des ressources existantes et implanter des forages comme les F1 et F4 sur le flanc sud de Murdjadjo et comme une amélioration de la qualité a pu être constatée lorsque l'on s'éloigne de la zone de contamination que constitue Sebkha, il faudrait multiplier des recherches pour retrouver plus en amont les eaux alimentant les quatre puits de Brédéah. Pour rendre l'eau de captage du champ de Brédéah potable, il est nécessaire d'installer une usine de déminéralisation de ces eaux. C'est à ce titre qu'un projet de déminéralisation des eaux du champ de Brédéah avait été lancé par la Direction de l'Hydraulique de la Wilaya d'Oran sous l'égide du Ministère des ressources en eau et auquel nous contributions [4].

There are no comments yet on this publication. Be the first to share your thoughts.