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Conférence d’experts de la SFAR sur les agents anti-plaquettaires perioperatoires

Authors
Journal
Journal des Maladies Vasculaires
0398-0499
Publisher
Elsevier
Publication Date
Volume
30
Identifiers
DOI: 10.1016/s0398-0499(05)74787-9
Keywords
  • Agents Antiplaquettaires
  • Hémorragies
Disciplines
  • Biology
  • Medicine
  • Pharmacology

Abstract

Objectif Les agents antiplaquettaires sont administrés à un nombre croissant de patients. L’utilisation préopératoire de ces médicaments est problématique pour l’anesthésiologiste. Voici les résultats de la conférence d’experts de la SFAR présentés en 2001. Méthode Les réponses aux questions définies par le comité d’organisation ont été rédigées par un groupe d’experts et relues par un groupe de lecture multidisciplinaire. Les recommandations ont été classées selon leur force en grades en tenant compte du niveau de preuve des études sur lesquelles elles s’appuient. Vis-à-vis du risque hémorragique, les agents antiplaquettaires ont un effet variable sur l’hémostase. L’aspirine et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) augmentent les saignements peropératoires et postopératoires de façon modérée mais non les besoins transfusionnels. Il existe peu de données sur le clopidogrel et la ticlopidine. Les anti-glycoprotéines IIb/IIIa peuvent accroître les saignements lorsqu’une intervention chirurgicale est nécessaire peu après leur administration. La pratique courante de retirer les agents antiplaquettaires est maintenant remise en cause par l’incidence accrue d’infarctus du myocarde et d’accidents vasculaires cérébraux rapportés chez des patients pour qui le traitement a été interrompu. L’aspirine ne devrait pas être interrompue avant la plupart des interventions vasculaires et dans de nombreuses circonstances supplémentaires. Quand une augmentation du risque hémorragique peropératoire est à craindre ou quand le contrôle de l’hémostase chirurgicale est difficile, l’aspirine, le clopidogrel ou la ticlopidine peuvent être remplacés par des AINS, administrés pendant 10 jours et interrompus le jour précédant l’opération. La transfusion de plaquettes ne devrait être faite que dans les cas de saignement apparent. La reprise postopératoire du traitement antiplaquettaire devrait être précoce (idéalement entre la 4 e et la 6 e heure). Conclusion Les anesthésiologistes doivent connaître les indications, les complications possibles et les moyens de substitution de ces médicaments.

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