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Syndrome d’Irvine Gass et choriorétinite séreuse centrale, coïncidence ou association non fortuite ? À propos de trois cas

Authors
Journal
Journal Français d Ophtalmologie
0181-5512
Publisher
Elsevier
Publication Date
Volume
32
Issue
8
Identifiers
DOI: 10.1016/j.jfo.2009.05.003
Keywords
  • Oedème Maculaire
  • Pseudophakie
  • Syndrome D’Irvine Gass
  • Choriorétinite Séreuse Centrale
  • Décollement Séreux Rétinien
  • Macular Edema
  • Pseudophakia
  • Irvine-Gass Syndrome
  • Central Serous Chorioretinopathy
  • Serous Retinal Detachment
Disciplines
  • Medicine

Abstract

Résumé Introduction Le syndrome d’Irvine Gass se caractérise par un œdème maculaire cystoïde post-chirurgical de la cataracte. La survenue simultanée ou ultérieure d’une fuite choriocapillaire en rapport avec une choriorétinite séreuse centrale (CRSC) n’a jamais été publiée. Matériels et méthodes Nous rapportons le cas de 3 patients présentant l’association d’un syndrome d’Irvine Gass et d’une CRSC. Tous ont eu un suivi régulier avec angiographie à la fluorescéine et OCT. Observation Les deux premiers cas sont des patientes de 58 et 71 ans, ayant développé un syndrome d’Irvine Gass plusieurs mois après phakoémulsification. Grâce au traitement par acétazolamide, leur état s’améliore et l’OCT se normalise. Plusieurs mois plus tard, elles présentent une baisse d’acuité visuelle en rapport avec un décollement séreux rétinien rétrofovéolaire. L’angiographie retrouve alors un point de fuite choriocapillaire juxtafovéolaire, évocateur de CRSC. Le troisième cas concerne un patient de 63 ans, présentant 3 mois après phakoémulsification, l’association d’un syndrome d’Irvine Gass et d’une CRSC suprafovéolaire. Discussion Dans la littérature, seuls quelques cas de syndromes d’Irvine Gass, avec à l’OCT un décollement séreux rétinien, ont été rapportés. Mais l’absence de point de fuite à l’angiographie ne permettait pas d’évoquer une CRSC. L’association d’un syndrome d’Irvine Gass et d’une CRSC n’a donc pas été publiée à ce jour. Conclusion Le syndrome d’Irvine Gass et la CRSC sont deux affections bien connues, mais leur association reste exceptionnelle. S’agit-il d’une nouvelle entité qui pourrait faire suspecter une fragilité de l’épithélium pigmentaire comme physiopathologie commune ?

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