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Loi du 22 avril 2005 dite Loi Leonetti. Analyse d’un questionnaire adressé à des personnes impliquées dans le champ de la santé

Authors
Journal
Médecine Palliative Soins de Support - Accompagnement - Éthique
1636-6522
Publisher
Elsevier
Volume
11
Issue
4
Identifiers
DOI: 10.1016/j.medpal.2011.11.007
Keywords
  • Loi 22 Avril 2005
  • Loi Leonetti
  • Collégialité
  • Personne De Confiance
  • Directives Anticipées
  • Soins Palliatifs
  • Obstination Déraisonnable
  • Bill April 22
  • 2005
  • Bill Leonetti
  • Collegiality
  • Person Of Confidence
  • Advance Directives
  • Palliative Care
  • Obstinacy Unreasonable
Disciplines
  • Philosophy

Abstract

Résumé La France s’est dotée d’une loi relative aux malades et à la fin de vie dite Loi Leonetti le 22 avril 2005. Elle amène les soignants et les soignés à entrer dans une vraie démarche éthique lors des situations dramatiques et en particulier en fin de vie. Une mission d’information a été mise en place afin de voir comment cette loi était appliquée en 2008. Pour tenter de comprendre comment la loi est comprise et connue au sein de notre région, nous avons élaboré un questionnaire envoyé à tous les membres du CHU et des membres de l’espace éthique régional (EEP). Méthodologie Le questionnaire élaboré à partir des questions que soulève la mission d’information, et validé par des membres titulaires de l’espace éthique comporte sept questions, courtes, avec des réponses ouvertes. Nous l’avons adressé par mail, à deux reprises, à deux semaines d’intervalle, aux membres de l’espace éthique (300) et à tous les membres du CHU ayant une boite mail nominative (1500). Il était proposé de répondre en équipe pour un questionnaire rendu. Résultats Nous avons reçu 152 questionnaires permettant de valider 383 réponses. Toutes caractéristiques professionnelles confondues, seuls 16 % savent le titre exact de la loi dite Leonetti, 14 % peuvent dire de quels malades il s’agit, 8 % explicitent la procédure collégiale, 46 % disent que l’arrêt des soins ne voulait pas dire arrêt des soins de base ni de la prise en charge soignante, 66 % disent que soins palliatifs ne riment pas avec fin de vie, 33 % explicitent la définition usuelle des soins palliatifs et 68 % disent que la place de la personne de confiance est raffermie par cette loi. Conclusion Cette étude montre qu’on ne peut que confirmer le besoin majeur de prendre toutes les dispositions déjà proposées par la commission d’information de 2008 pour diffuser et acculturer les soignants mais aussi les principaux intéressés que sont les usagers à cette loi. On ne peut qu’espérer que les nouveaux espaces de réflexions éthiques régionaux auront à cœur de promouvoir au plus près de la clinique ces aides légales à la réflexion éthique.

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