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Comparaison de trois collyres anti-allergiques lors d’un test de provocation conjonctivale spécifique : méquitazine, lévocabastine et dexaméthasone

Authors
Journal
Journal Français d Ophtalmologie
0181-5512
Publisher
Elsevier
Publication Date
Volume
28
Issue
3
Identifiers
DOI: 10.1016/s0181-5512(05)81050-2
Keywords
  • Test De Provocation Conjonctivale
  • Allergie
  • Dexaméthasone
  • Lévocabastine
  • Méquitazine
  • Conjunctival Provocation Test
  • Allergy
  • Dexamethasone
  • Levocabastine
  • Mequitazine

Abstract

Introduction Afin d’évaluer l’efficacité d’un collyre anti-histaminique à base de méquitazine 0,05 % dans la prévention de l’allergie induite par un test de provocation conjonctivale, une étude randomisée, avec comparaison intra-individuelle, en double insu, versus collyres à la lévocabastine 0,05 % et à la dexaméthasone 0,1 % a été réalisée chez 24 sujets allergiques aux pollens de graminées. Matériel et méthodes En fonction de la randomisation, les sujets recevaient, au cours d’une première phase de traitement, une goutte de dexaméthasone dans un œil et une goutte de méquitazine ou de lévocabastine dans l’œil controlatéral. Au cours d’une deuxième phase de traitement, ils recevaient une goutte de dexaméthasone dans le même œil que précédemment et une goutte du collyre non attribué lors de la première phase (lévocabastine ou méquitazine) dans l’œil controlatéral. Quinze minutes après chacune des phases d’instillation des collyres, un test de provocation conjonctivale était réalisé. Hyperhémie, prurit, larmoiement, chémosis et œdème palpébral étaient les 5 signes ou symptômes pris en compte pour apprécier l’efficacité des traitements. Leur intensité était évaluée 3, 5 et 10 minutes après le test de provocation conjonctivale. Le critère principal d’efficacité était le score global mesurant l’intensité de l’hyperhémie et du prurit. Résultats À tous les temps d’évaluation, la réduction de ce score était significativement plus importante (p < 0,0001) pour les yeux traités par méquitazine ou par lévocabastine que pour ceux traités par dexaméthasone. La différence était également significative pour l’hyperhémie (p < 0,001), le prurit (p < 0,001) et le larmoiement (p < 0,05). La tolérance des 3 collyres était satisfaisante. Conclusion La méquitazine et la lévocabastine se sont avérées bien tolérées et significativement plus efficaces que la dexaméthasone dans la prévention de la réaction allergique induite par un test de provocation conjonctivale lorsqu’elles sont administrées 15 minutes avant le contact avec l’allergène.

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