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Étude paléoenvironnementale des sédiments quaternaires du Guelb er Richât (Adrar de Mauritanie) en regard des sites voisins ou associés du Paléolithique inférieur. Discussion et perspectives

Authors
Journal
L Anthropologie
0003-5521
Publisher
Elsevier
Volume
116
Issue
1
Identifiers
DOI: 10.1016/j.anthro.2011.12.001
Keywords
  • Mauritanie
  • Guelb Er Richât
  • Quaternaire
  • Environnement Sédimentaire
  • Fossilisation Des Gisements Préhistoriques
  • Mauritania
  • Quaternary
  • Sedimentary Environment
  • Fossilisation Of Prehistoric Industry Accumulation
Disciplines
  • Earth Science
  • Physics

Abstract

Résumé Après les découvertes de gisements pré-acheuléens et acheuléens dans la dépression de l’anneau externe du Guelb er Richât (Adrar mauritanien) par Théodore Monod, il a été procédé à une étude exhaustive des sédiments quaternaires environnants. Les falaises de grès-quartzite ordoviciens dominent la dépression, les pentes sous-jacentes sont recouvertes de chaos de blocs d’où descendent des ravins torrentiels qui ont alimenté irrégulièrement les plaines alluviales des oueds Akerdil et Bamouéré. Les alluvions torrentielles qui couvrent ces pentes ont été étudiées depuis le pied des falaises jusqu’aux cônes de déjection ou aux éventails détritiques. Les tests de mollusques d’eaux saumâtres et les cimentations calcitiques de diagenèse très précoce ont permis d’établir une chronostratigraphie cohérente reposant sur 11 datations AMS du 14C. Ces âges compris entre 15 000 et 7730 BP correspondent tous au dernier optimum climatique ou African Humid Period. Les alluvions torrentielles se composent de deux à trois séquences granoclassées majeures, soit une séquence tous les 2000 à 3000ans. Les analyses texturales et minéralogiques de ces séquences permettent de montrer une dualité d’origine des matériaux, pour partie, issus du socle cambro-ordovicien plus ou moins dégradé (source proximale) et, pour partie, renouvelée par les apports éoliens contemporains de la très longue émersion méso-cénozoïque (source distale). Les mesures de paléomagnétisme indiquent que la quasi-totalité des dépôts a été mise en place au cours de la dernière magnétozone normale. Quelques niveaux altérés intermédiaires entre le socle paléozoïque et les séquences torrentielles fini-quaternaire présentent une inclinaison inverse et une forte susceptibilité liée à la présence de grains d’hématite ; ils sont assimilés aux dépôts du toit du Cambro-Ordovicien qui ont été plus ou moins remaniés sur place. Ces conclusions ne laissent que peu d’espoir d’identifier sur les pentes de ce Guelb des sédiments pléistocènes plus anciens ou qui seraient éventuellement contemporains des premières populations humaines. Les importantes accumulations des galets aménagés de l’oued Akerdil et celles des grands bifaces grossiers des ravins de Cherirat indiquent une origine autochtone des outils probablement confectionnés sur place, puis probablement concentrés par les déflations éoliennes successives. La dispersion mécanique de ces outils a été restreinte par leur grande taille ainsi que par de fréquentes cimentations calcitiques de nappes phréatiques ou de sebkha, celles du dernier optimum climatique étant particulièrement analysée dans cette étude. Ces processus de fossilisation ont pu se développer et se répéter pendant les épisodes plus anciens du Pléistocène, cette hypothèse nous conduit à envisager l’existence probable d’accumulations d’outils enfouies dans le sous-sol du colmatage des plaines alluviales externes du Guelb er Richât.

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