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Translation and Historiography: How an Interpreter Shaped Historical Records in Latter Han China

Authors
Journal
TTR traduction terminologie rédaction
0835-8443
Publisher
Consortium Erudit
Publication Date
Volume
19
Issue
2
Identifiers
DOI: 10.7202/017830ar
Keywords
  • Interpreting History
  • Sung Poems Translation
  • Manipulation
  • Interpreting And Translation Records In First-Century China
  • Interpreters And Historical Records
  • Histoire De L’Interprétation
  • Traduction De Poèmes Chantés
  • Archives De L’Interprétation Et De La Traduction Chinoises Du Premier Siècle
  • Interprètes Et Archives Historiques
Disciplines
  • History
  • Political Science

Abstract

Cet article analyse des preuves de l’existence d’activités d’interprétation pendant le premier siècle en Chine entre l’administration de la dynastie Han postérieure (25-220 apr. J.-C.) et les tribus minoritaires non-Han peuplant la frontière sud-ouest de l’empire (aujourd’hui la province du Yunnan et l’ouest du bassin Sichuan). En plus de confirmer l’existence d’instances d’interprétation et la traduction chinoise subséquente de trois poèmes tribaux chantés, un hommage tribal à l’empereur Ming (r. 58-75) dans un dialecte Qiang (qui ne semble pas avoir eu de langue écrite), ces preuves présentent un intérêt aux historiens de l’interprétation pour la façon dont elles éclairent les quatre aspects suivants : la nature des activités d’interprétation dans l’antiquité chinoise, les récompenses politiques offertes aux interprètes amateurs, commis frontaliers de profession, en échange de la manipulation possible des traductions; les traces textuelles dans les traductions chinoises des poèmes qui laissent supposer une manipulation possible du sens et du style; et le rôle du supérieur (de l’interprète) dans la manipulation de la traduction, laquelle se fraie éventuellement un chemin dans l’histoire de la dynastie Han postérieure. Compte tenu de la nécessité politique pour la dynastie Han postérieure de promouvoir la cause sinisante parmi les tribus non-Han de l’empire, cet article soutient, en se basant sur les analyses des quatre aspects énumérés ci-dessus, que l’interprète, doté d’une connaissance rare de la langue tribale dans la cour impériale, a pu modifier consciemment la traduction des poèmes pour les adapter aux préférences de son supérieur et de l’empereur. De plus, cet article montre comment et pourquoi l’interprète, en sa qualité officielle de commis frontalier, a pu se prévaloir de ses compétences dans la langue tribale et manipuler, quoique légèrement, les archives historiques de la traduction chinoise des poèmes.

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